Jardins du fleuriste

Un jardin de plantes rares

Intégrés dans les parcs et jardins royaux de Laeken et propriété de la Donation royale, les Jardins du fleuriste ont été réalisés par Bruxelles Environnement depuis 2005 pour en faire un lieu d’expérimentation et d’exposition de plantes rares ; mais aussi une vitrine de son savoir-faire en matière de gestion de parcs et jardins.

A la fin du 19e siècle, le roi Léopold II rachète plusieurs propriétés bordant le domaine du Stuyvenberg où il réside, pour en faire un vaste ensemble horticole. Il décide d’en aménager une partie en fruitier royal (l’actuel parc Sobieski), une seconde en zone d’acclimatation pour les plantes exotiques venant du Congo (le parc Colonial) et une troisième, au lieu-dit « Donderberg », pour y cultiver les fleurs d’ornement destinées aux demeures royales.

De plus, dans cette même partie, il demande à l’architecte paysagiste Emile Lainé de créer un jardin d’agrément dans le prolongement du parc du Stuyvenberg. L’architecture de ce site de 7 hectares se prête à cette double affectation : sur le plateau supérieur est dessiné le jardin d’ornement tandis qu’en contrebas, l’architecte Henri Maquet érige les serres destinées à la production des fleurs et des plantes. Les travaux d’aménagement sont achevés en 1900.

A la mort de Léopold II, neuf ans plus tard, la Donation royale – devenue propriétaire des lieux, en confie la gestion à une pépinière locale puis, au début des années cinquante, à l’Etat belge et plus particulièrement au Service du Plan vert, pour qu’y soient cultivées les plantes destinées aux parcs de Bruxelles.

En 1969, 3 hectares situés en dessous des serres, sont cédés au CPAS de Bruxelles. A cette époque, les bassins sont déjà remblayés, les serres demandent un entretien et une rénovation, le site se délabre.

Bruxelles Environnement qui en assure la gestion depuis 1993, l’utilisera encore quelques années comme zone de stockage et comme pépinière dans la partie supérieure, puis désaffectera définitivement les serres.

En 1999, un grand projet de réaffectation se dessine…

Sculptures

Il n’y a pas de sculptures à demeure dans les Jardins du fleuriste, mais y sont exposés les prototypes de mobilier urbain sélectionnés dans le cadre du concours Park design.

Dans les Jardins du fleuriste, toutes les plantes sont remarquables ! Elles le sont individuellement parce qu’elles sont peu répandues dans les autres parcs bruxellois ou tout simplement, parce qu’elles réclament des soins particuliers. Elles sont aussi remarquables par les mariages qu’elles forment.

Dans la partie boisée du site, la collection de robiniers aux troncs tortueux est unique à Bruxelles et crée une ambiance particulière. Les houx qui ferment les jardins à l’ouest sont quant à eux plus que centenaires.

Les jardins abritent aussi une très belle collection de camélias grâce au don de l’International Camellia Society.

La réhabilitation des Jardins du fleuriste et leur ouverture au public offre aux Bruxellois un nouvel espace vert de grande qualité.

Initialement, cette consolidation du maillage vert bruxellois devait s’accompagner d’une fonction didactique, avec l’implantation sur la terrasse inférieure d’une école d’horticulture et l’organisation, dans un pavillon à construire, de séminaires, d’ateliers ou de petites formations.

Il avait aussi été question de donner aux lieux une vocation culturelle en y organisant des expositions, des concerts (dans le petit théâtre à ciel ouvert) et diverses animations. L’accord définitif n’est jamais intervenu et les projets sont restés dans les cartons…

Malgré cette déconvenue, l’aménagement du site se poursuit, comme la liaison avec la rue Medori, le remplacement des pelouses par des plantations dans des parcelles dévolues aux 12 mois de l’année ou encore l’agencement des vivaces et des arbustes dans les sous-bois.

L’ambition de Bruxelles Environnement est de faire de ces jardins sa propre vitrine en y exposant des variétés de fleurs et de plantes, mais aussi des palettes de couleurs et des assemblages qu’on ne trouve pas dans les autres parcs régionaux. D’un point de vue horticole, le parc doit rester intéressant tout au long de l’année, même à la morte saison.

Les jardiniers complètent donc les plantations, font des essais, remplacent ce qui ne prend pas, ce qui meurt ou ce qui ne donne pas satisfaction. La gestion du site passe par un travail de rotation perpétuel de la végétation.

Sur la terrasse inférieure, les bâtiments techniques vont être restaurés, de même que 4 des serres froides destinées à accueillir les plantes qui doivent être protégées du gel.

Heures d’ouverture

Les horaires d’ouverture des Jardins du fleuriste se calquent sur ceux du Jardin colonial voisin :

- du 1er octobre au 31 mars, de 8h15 à 17h ;
- du 1er au 30 avril, de 8h15 à 18h ;
- du 1er mai au 31 août, de 8h15 à 20h ;
- du 1er au 30 septembre, de 8h15 à 19h.

Des gardiens y font de fréquents passages pendant les heures d’ouverture.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.
Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

Equipements

Bancs, poubelles.

Entrées

On accède aux Jardins du fleuriste soit par le parc Sobieski, la rue Jean Sobieski à Laeken, par l’avenue des Robiniers et  par la rue Médori.

 

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