Woluwe-Saint-Pierre
Auderghem
Woluwe-Saint-Lambert
Accessible en permanence
natura 2000
promenade verte
Plaine de jeux
Potager
Accès pour personne à mobilité réduite
Table de pique-nique

La promenade de l’ancien chemin de fer Bruxelles-Tervueren traversant les communes de  Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert est devenue un tronçon de la Promenade Verte bruxelloise dans son parcours est (vallée de la Woluwe).

Support d’une mobilité douce, elle remplit aussi les fonctions de corridor écologique : grâce à ses talus et ses bermes, de nombreux parcs et jardins sont mis en connexion les uns avec les autres, permettant ainsi à la faune et à la flore de migrer de l’un à l’autre.

Heures d’ouverture

Accessible en permanence

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement y font des passages réguliers au cours de la journée.

La promenade est un chemin uniquement accessible aux piétons et aux cyclistes en promenade. Les chiens doivent être tenus en laisse. Les cavaliers et les engins motorisés sont interdits.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens qui circulent le long de la promenade.

En cas d’urgence : Parc Assistance au 0497/599 99 87.

Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

Entrée

La promenade de l’ancien chemin de fer traverse les communes d’Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert. On y accède à hauteur de l’avenue Louis Dehoux, de la rue Robert Willame, de la chaussée de Wavre, de l’avenue du Parc de Woluwe, de la place Félix Govaert, du boulevard du Souverain, du Bovenberg, de la rue de la Station de Woluwe, de la rue du Pontonnier, de la chaussée de Stockel ou de la rue Jean-Baptiste Verheyden.

Transports en commun
BUS : 72 (arrêt(s) : Roodenberg, Vignette) - 36 (arrêt(s) : Kelle, Konkel, Musée du Tram, Val des Seigneurs) - 28 (arrêt(s) : Déportés, Don Bosco, Konkel, Parc Malou, Stade Fallon) - 209, 34 (arrêt(s) : Auderghem-Shopping, Valduc) - 206 (arrêt(s) : Musée du Tram) - 41 (arrêt(s) : Pêcheries, Vignette)
METRO : 5 (arrêt(s) : Demey)
TRAM : 8 (arrêt(s) : Auderghem-Shopping, Empain, Musée du Tram, Rond-point du Souverain) - 39, 44 (arrêt(s) : Musée du Tram)

Deux plaines de jeux, six passerelles, bancs, poubelles.

Plaine de jeux
Potager
Accès pour personne à mobilité réduite
Table de pique-nique

La construction de la ligne de chemin de fer reliant la gare bruxelloise du Quartier Léopold à Tervueren fut décidée en 1877, une époque où la capitale belge achevait d’étendre, telle une toile d’araignée, les branches tentaculaires de son réseau ferroviaire. En juin 1881, grâce à des fonds privés, en l’occurrence ceux de la Banque de Belgique, le premier tronçon de la ligne, entre le Quartier Léopold et Auderghem, est inauguré. Le second, fixant son terminus à Tervueren le long de l’avenue Albert, sera achevé en septembre 1882. Désormais, cinq fois par jour dans chaque sens, le train s’arrête à Etterbeek, Auderghem, Woluwe-Avenue, Woluwe-Village, Kappelleveld, Stockel, Oppem et Tervueren. De petites industries (dépôts de charbon, de matériaux de construction, ateliers…) s’installent à proximité des gares. Le désenclavement de la zone profite aussi à son urbanisation. En 1897 à la demande du Roi Léopold II, le terminus de la ligne est dévié pour que les visiteurs de l’Exposition coloniale puissent débarquer juste en face du parc de Tervueren et du musée où se visite, notamment, le fameux « Village des Congolais ».

En 1929, la Société nationale des chemins de fer belges, qui exploite la ligne Bruxelles-Tervueren, la cède à la Société générale des chemins de fer économiques. En proie à des difficultés financières et ne trouvant pas son acquisition suffisamment rentable, cette dernière la revend à la Compagnie générale d’entreprises électriques et industrielles (Electrabel) qui veut y tester la traction électrique. Elle crée la Société du chemin de fer électrique de Bruxelles-Tervueren, modernise et électrifie la ligne– ce sera en 1931 la première ligne opérationnelle en Belgique – et inaugure de nouveaux arrêts à Watermael, Auderghem (chaussée de Wavre) et Wezembeek. Considérée comme un tronçon test, cette ligne servira de modèle pour tous les travaux d’électrification du réseau ferroviaire belge. Le succès ne se fera pas attendre : à la fin de la guerre, on y recense près de 3 millions de voyageurs par an.

Au début des années 50, le déclin s’amorce. La Compagnie Electrabel souhaite se désengager. Le 31 décembre 1958, le train de voyageurs parcourt une dernière fois la ligne. La SNCB rependra son exploitation, mais uniquement pour le transport de marchandises. En 1970, tout s’arrête. Désaffecté, le site est aménagé en sentier pédestre et les ponts sont démontés. A Auderghem, l’autoroute Bruxelles-Namur et le métro suivent une partie du tracé de la voie ferrée, tandis qu’entre Stockel et Wezembeek, 3 km sont réutilisés par le tram depuis 1988.

Axe de mobilité douce et couloir écologique

L’opportunité était trop belle. Joli corridor vert traversant la vallée de la Woluwe, la promenade de l’ancien chemin de fer s’impose comme un élément incontournable de la Promenade Verte, dont l’idée est lancée dans la seconde moitié des années 80. Bruxelles est une ville qui possède de nombreux parcs, des espaces agricoles à sa frange et la majestueuse forêt de Soignes, pourquoi dès lors ne pas tenter de les relier par une grande promenade qui ferait tout le tour de la ville. A cela vient se greffer un autre projet bruxellois : celui du maillage vert et bleu qui préconise de créer des espaces verts là où il en manque, de les relier entre eux par des rues plantées et de valoriser les rivières, les étangs et les zones humides de la capitale.

La promenade de l’ancien chemin de fer illustre parfaitement ces deux optiques d’aménagement urbain.
Ainsi, pour permettre aux piétons et aux cyclistes une promenade continue d’environ 6 km entre Auderghem et Woluwe-Saint-Lambert, des passerelles ont été construites à l’emplacement des anciens ponts : au-dessus de la chaussée de Wavre, de la chaussée de Watermael, de l’avenue du Parc de Woluwe, de la rue Bovenberg, de la chaussée de Stockel et, la plus impressionnante, au dessus de l’avenue de Tervueren. Le pont Jasmin a quant à lui été restauré. Suivant très précisément l’ancien tracé du chemin de fer, la promenade en adopte aussi le profil, passant tantôt en talus, tantôt à hauteur des maisons et parfois même en contrebas quand le dénivelé du terrain l’impose. Des bancs sont disposés à intervalles réguliers et deux petites plaines de jeux, l’une non loin de la passerelle surplombant la chaussée de Wavre à Auderghem et l’autre près de la station de Woluwe, donnent aux enfants l’occasion d’une halte ludique.
Emprunter cet ancien tronçon ferroviaire, c’est suivre la vallée de la Woluwe et rejoindre facilement pour prolonger cette « mise au vert », les nombreux parcs qui la longent (ceux de la Héronnière, de Woluwe, des Etangs Mellaerts, Parmentier, des Sources et Malou). C’est aussi, prise dans un autre contexte, une manière de circuler autrement dans Bruxelles, de rejoindre à pied ou à vélo son travail, son école, un centre sportif ou de loisirs, des magasins… et ainsi d’améliorer la mobilité de la capitale.

Monuments

La passerelle de l’avenue de Tervueren (2001)
Longue de 78m, pesant près de 125 tonnes, cette passerelle, très légère dans son design, a été conçue au terme d’un concours par l’architecte Pierre Blondel et l’ingénieur Laurent Ney. Elle repose sur de faux rochers en béton de la fin du 19e siècle (style rocaille) qui, pour l’occasion, ont été restaurés.

Sculptures

Calligraphie ferroviaire (2001)
Le long de l’ancienne voie ferrée Bruxelles-Tervueren, à hauteur de la rue de la Station de Woluwe, Daniel Steenhaut (1960) a imaginé la rencontre de deux tronçons de chemin de fer. Tout à coup, les voici qui prennent vie : de part et d’autre, le rail s’élève, ondule et prend forme humaine. Au point de jonction des deux tronçons, ce sont désormais un homme et une femme qui se tendent la main. Cette sculpture d’acier, ballastes et traverses en chêne, a remporté le Concours de sculptures de la Région bruxelloise en 2001.  

Musées

A l’angle de l’avenue de Tervueren et du boulevard du Souverain, en contrebas de la promenade, le dépôt de tramways de Woluwe géré par la STIB, abrite aussi le Musée du Transport urbain bruxellois. Ses collections sont constituées de tramways, autobus, trolleybus et taxis ayant sillonné la capitale depuis 1869. 

La promenade a aussi un rôle important pour la préservation du patrimoine naturel et de la biodiversité. En effet, ses talus et ses accotements, reliés aux jardins qui la longent et aux parcs voisins, constituent un véritable corridor qui va permettre aux plantes et aux animaux de migrer. En cela, elle est bien l’un chaînon du maillage vert bruxellois.

L’arbre le plus répandu le long de la promenade est le robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) ; une essence exotique plantée jadis par la SNCB parce que les racines de ces arbres permettent de stabiliser les talus. On y trouve aussi, mélangés aux premiers, des bouleaux verruqueux (Betula pendula), des peupliers grisards (Populus canescens), des frênes (Fraxinus excelsior), des saules marsault (Salix caprea)…

Les arbustes (noisetiers, aubépines, sureaux), très nombreux parce qu’il s’agit d’une végétation typique des talus, attirent les insectes et les oiseaux ; parmi ceux-ci : des mésanges, des pics épeiches, des grimpereaux des jardins, des geais des chênes...

Faune
mésange à longue queue
chardonneret élégant
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
grimpereau des jardins
pigeon ramier
petite tortue
corneille noire
corbeau freux
cygne tuberculé
hirondelle de fenêtre
pic épeiche
pic mar
sérotine
rougegorge familier
faucon pèlerin
faucon hobereau
épervier d'europe
pinson des arbres
pinson du nord
foulque macroule
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
martin-pêcheur
citron
hirondelle rustique, hirondelle de cheminée
paon du jour
agrion élégant
goéland argenté
ouette d'egypte, oie d'egypte
mouette rieuse
libellule déprimée
libellule à quatre taches
bronzé
myrtil
bergeronnette des ruisseaux
orthétrum réticulé
tircis
canard colvert
mésange charbonnière
grand cormoran, grand cormoran atlantique
rougequeue noir
canard chipeau
pouillot véloce
pouillot fitis
anax empereur
pie bavarde
pic vert
piéride du navet
piéride de la rave
pipistrelle de nathusius
pipistrelle, pipistrelle commune
grèbe huppé
azuré commun
accenteur mouchet
perruche à collier
agrion au corps de feu
râle d'eau
grenouille rousse
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
thécla de l'orme
sittelle torchepot
tourterelle turque
chouette hulotte
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
fauvette grisette
sympétrum sanguin
sympétrum strié
sympétrum vulgaire
grèbe castagneux
grande sauterelle verte
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
grive litorne
vulcain
belle dame
rousserolle verderolle
carte géographique
héron cendré
fuligule milouin
fuligule morillon
rousserolle effarvatte
bernache du canada
crapaud commun
buse variable
caloptéryx éclatant
Flore
cerfeuil sauvage
anémone des bois
aubépine à un style
reine-des-prés
cardamine des prés
centaurée jacée
circée de paris
cirse des champs
cirse maraîcher
érable plane
érable sycomore
eupatoire chanvrine
frêne commun
gouet tacheté
hêtre
berce commune - patte d'ours
iris jaune
jonquille
lierre terrestre
lycope
menthe aquatique
myosotis des marais
noisetier commun
grande marguerite
pâquerette
primevère élevée
renoncule âcre
renoncule rampante
renouée du japon
salicaire commune
saule marsault
alliaire
véronique des ruisseaux