Auderghem
Fermé pour cause de travaux
natura 2000
Accès pour personne à mobilité réduite

Créé en 1922, le jardin botanique Jean Massart réunit, sur 5 hectares, près de 2000 espèces végétales organisées en jardins et en collections. Associant harmonieusement conservation d’espèces végétales, recherche scientifique, musée didactique et refuge pour la biodiversité, ce Jardin enchantera petits et grands, curieux de la nature et naturalistes chevronnés. Laissez-vous guider par les nombreux panneaux explicatifs présents dans le jardin et emportez votre smartphone pour découvrir d’autres secrets du Jardin.

Cent ans, ça se fête!

Cette année, nous célébrons le centenaire du Jardin botanique Jean Massart ! L’occasion de (re)découvrir ce charmant et discret espace vert en participant à l’une des nombreuses activités organisées pour cet anniversaire. Pour son centenaire, le jardin a bénéficié d’une rénovation complète du site et de ses collections. Un parcours didactique a également été conçu pour accueillir et guider les visiteurs à travers ses nombreuses richesses : zone humide, arboretum, verger, jardin évolutif, jardin d’essai, plantes médicinales et aromatiques… De mai à septembre, de nombreuses activités seront organisées dans le jardin pour célébrer dignement cet anniversaire. Expos, projections, conférences, visites guidées, spectacles et animations… de quoi satisfaire tous les publics, et pas que les amoureux de botanique.

Découvrez le programme du centenaire du jardin Massart.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.
Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement sont présents régulièrement au cours de la journée. Ce jardin est trop fragile pour accueillir les chiens, même tenus en laisse : merci pour votre compréhension. Cyclistes : descendez de selle et poussez votre vélo à la main, en restant sur l’allée principale.

Transports en commun
BUS : 72 (arrêt(s) : Jardin Massart, Rouge-Cloître)
Accès pour personne à mobilité réduite

Né à Etterbeek en 1865, docteur en médecine et en sciences, Jean Massart était professeur de botanique à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Au cours de sa carrière, il travailla à l’Institut Pasteur à Paris et dirigea, de 1902 à 1906, le jardin Botanique de Bruxelles. La création, en bordure du Rouge-Cloître, du jardin qui porte aujourd’hui son nom, remonte à 1922. Les 5 hectares de terres agricoles qu’il investit et aménagea avec l’aide de l’architecte paysagiste Jules Buyssens, appartenaient à l’Etat belge. Aujourd’hui régionalisé, la gestion du jardin est réalisée par Bruxelles Environnement, en collaboration avec l’ULB qui y poursuit des activités de recherche et entretient certaines collections.

L’intention de Jean Massart était de reconstituer dans ce jardin expérimental, la végétation des principaux milieux naturels de Belgique, de créer un jardin de transplantation pour pouvoir étudier les mécanismes d’adaptation des plantes sauvages aux différents milieux naturels et d’installer un laboratoire d’hydrobiologie. Cet ambitieux projet ne fut pas complètement réalisé : trois ans seulement après les débuts de l’aventure, Jean Massart disparaissait. Ses collègues et amis, réunis au sein de l’asbl « Jardin Expérimental Jean Massart », tentèrent de poursuivre son œuvre. Faute de moyens, l’asbl fut dissoute en 1939 et l’ULB reprit la gestion du jardin. En  l’enrichissant de collections horticoles, le Docteur De Keyser lui fit prendre à cette époque une direction différente.

Le retour aux principes d’origine s’annonça avec l’arrivée à la direction du jardin du professeur Paul Duvigneaud en 1962. C’est lui, en effet, qui relança l’idée de son fondateur d’entreprendre là l’étude expérimentale des mécanismes adaptatifs des plantes sauvages. Il lança les recherches en génétique écologique développées ensuite par les professeurs Claude Lefèbvre et Pierre Meerts. Pour les étudiants en botanique de l’ULB, il créa également un jardin des plantes médicinales et un jardin botanique systématique.

Petit à petit, le jardin écologique initial fut abandonné en raison des coûts d’entretien. A la place s’est reconstituée une végétation naturelle typique des zones humides du Brabant.

En 2020, Bruxelles Environnement a entamé une rénovation en profondeur du jardin afin de redonner son lustre à ce site classé et aux collections qu’il abrite : rénovation des jardins, des chemins, des impétrants et de certains bâtiments, réorganisation des collections, création d’un jardin de la flore bruxelloise, suppression de parkings, création de connexions avec le site du Rouge-Cloître tout proche, etc.

L’année 2022 marque le centenaire du jardin et sa réouverture après ces années de travaux : un jardin fidèle à la volonté de Jean Massart, qui poursuit sa mission de jardin botanique, tout en s’ouvrant au grand public dans une volonté de reconnecter les Bruxellois à la nature. Un musée vivant doublé d’un laboratoire en plein air où l’on agit pour une ville plus saine et plus durable.

Le jardin botanique Jean Massart est classé pour son intérêt scientifique et esthétique. Avec des collections vivantes comprenant près de 2000 espèces végétales, il est l’un des plus riches jardins botaniques de Belgique.

Ce site est aussi un laboratoire vivant, mais également un musée : les plantes sont considérées comme des collections, gérées par un conservateur, et mises en valeur pour le grand public par une équipe pédagogique passionnée.

Chaque coin du Jardin est un univers particulier. Sur une surface totale de 4,5 hectares, les collections végétales sont regroupées tantôt par familles, tantôt selon leurs propriétés ou usages.

Dans un souci didactique, le Jardin comporte de nombreux panneaux explicatifs, dont voici quelques extraits afin de présenter succinctement les différentes parties du jardin.

Ancien Jardin éthologique : le cœur historique du Jardin Massart

En 1922, l’Université Libre de Bruxelles crée un jardin botanique expérimental en bordure de la forêt de Soignes, près de l’ancien prieuré de Rouge-Cloître. Son responsable, Jean Massart (1865-1925), choisit d’y installer un jardin au concept novateur, dit « éthologique ». Ce terme, aujourd’hui abandonné en botanique, désigne l’étude de la façon dont les êtres vivants se sont adaptés à leur milieu.

Jardin des plantes médicinales

Depuis toujours nous puisons dans les plantes de quoi nous soigner, des tisanes ou cataplasmes aux médicaments les plus complexes. Attention, tout est une affaire de dosage ! Certaines plantes peuvent être toxiques : par prudence, n’en touchez aucune dans ces parcelles.

On trouve un très grand nombre d’insectes dans ce coin du jardin, grâce à la diversité des espèces végétales présentes.

Jardin expérimental

Le jardin met à la disposition des chercheurs et des étudiants des espaces permettant de conduire des expériences en plein air.

D’autres recherches récentes concernent les plantes exotiques envahissantes, l’influence des engrais sur la diversité végétale, ou encore l’accumulation des polluants dans le miel d’abeilles sauvages…

Arboretum

Les arbres de cette collection proviennent principalement des régions tempérées d’Amérique du Nord et d’Asie, où le climat est similaire au nôtre, ce qui leur permet de se développer ici. Parmi ces arbres, vous trouverez des conifères (qui ne produisent pas de vraies fleurs ni de fruits mais des cônes) et des feuillus (qui ont des fleurs et des fruits).

Jardin de l’évolution

Difficile d’imaginer un monde sans fleurs… et pourtant, les plantes à fleurs, ou angiospermes, sont apparues assez récemment dans l’histoire de notre planète : plus tard que les mammifères par exemple. Depuis un ancêtre commun, elles n’ont cessé d’évoluer : des variations se sont transmises et accumulées au fil du temps, donnant naissance à toute la diversité des formes, couleurs ou odeurs que l’on rencontre aujourd’hui.

Jardin sensoriel

Ici nous vous proposons une immersion dans le monde des plantes. Une collection dans laquelle on peut toucher, sentir et même goûter le végétal pour mieux s’en imprégner, pour mieux sensibiliser.

Cette collection estivale se visite du mois de juin au mois d’août.

En soi, la plupart des collections végétales du jardin botanique méritent d’être signalées dans cette rubrique. Vu leur diversité, il est impossible de les évoquer toutes. Signalons toutefois qu’une centaine d’arbres du jardin sont répertoriés dans l’inventaire des arbres remarquables de la région bruxelloise ; par exemple des arbres aux mouchoirs (Davidia involucrata var.vilmoriniana)… Quatre des arbres figurant dans cet inventaire sont également reconnus comme des arbres champions (les plus gros ou les plus extraordinaires du pays) par l’asbl « Belgische Dendrologie Belgique » : un cornouiller de Walter (Cornus walteri), un févier du Caucase (Gleditsia caspica), un phellodendron de Chine (Phellodendron chinense) et un cerisier à fleurs pleureur (Prunus x subhirtella pendula).

La proximité du site magnifique du Rouge-Cloître et de la forêt de Soignes, mais aussi la qualité des plantations du jardin botanique attirent de très nombreux oiseaux : le pic vert, la fauvette à tête noire, la mésange nonette parmi les espèces forestières ; le foulque macroule, la bergeronnette des ruisseaux, le fuligule morillon parmi les espèces qui fréquentent les plans d’eau ; la grive musicienne, le verdier, le faucon crécerelle, le pinson des arbres dans les zones plus ouvertes du domaine.

La grenouille rousse, le triton alpestre et le crapaud commun fréquentent assidument la zone humide du jardin. Les insectes sont également très importants pour la pollinisation des nombreuses plantes du jardin.

Faune
mésange à longue queue
chardonneret élégant
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
grimpereau des jardins
pigeon ramier
corneille noire
cygne tuberculé
hirondelle de fenêtre
pic épeiche
rougegorge familier
faucon hobereau
épervier d'europe
pinson des arbres
foulque macroule
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
martin-pêcheur
citron
hirondelle rustique, hirondelle de cheminée
paon du jour
agrion élégant
ouette d'egypte, oie d'egypte
libellule déprimée
libellule à quatre taches
myrtil
hanneton commun
bergeronnette des ruisseaux
orthétrum réticulé
grand porte-queue
tircis
canard colvert
mésange charbonnière
moineau domestique
grand cormoran, grand cormoran atlantique
rougequeue noir
pouillot véloce
pouillot fitis
anax empereur
pie bavarde
pic vert
piéride du navet
piéride de la rave
pipistrelle, pipistrelle commune
azuré commun
accenteur mouchet
perruche à collier
agrion au corps de feu
bouvreuil pivoine
râle d'eau
grenouille rousse
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
sittelle torchepot
tourterelle turque
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
sympétrum sanguin
sympétrum strié
tétrix subulé
grande sauterelle verte
trachémyde écrite
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
vulcain
belle dame
héron cendré
rousserolle effarvatte
crapaud commun
buse variable
caloptéryx éclatant
Flore
aubépine à deux styles
aubépine à un style
cardamine des prés
cerisier tardif
circée de paris
érable sycomore
frêne commun
houx
lysimaque commune
noisetier commun
primevère élevée
prunellier
ail des ours
saule blanc
saule marsault
véronique des ruisseaux