Saint-Gilles
Plaine de jeux
Table de pique-nique

En plein cœur de Saint-Gilles, tapis au fond d’une vallée et presque dissimulé aux regards, le parc Baron Pierre Paulus fait partie de ces endroits hors du temps où il fait bon se perdre quelques instants.

Heures d’ouverture

Ouverture en semaine : 6h45
Ouverture les samedis, dimanches et jours fériés : 9h30
Fermeture :

  • 18h30 du 01/10 au 31/03
  • 20h00 du 01/04 au 30/09

 

Contacts

Service Espaces publics de la commune de Saint-Gilles : 02/536 02 14
En cas d’urgence : Commissariat de police de Saint-Gilles : 02/559 85 37

Entrées

Rue de Parme et rue de l’Hôtel des Monnaies

Accessibilité PMR

Oui

Transports publics

Metro : 2 et 6 (arrêt Hôtel des Monnaies)
Trams : 3, 4, 33 et 51 (arrêt Parvis de Saint-Gilles)
Bus 48 (arrêt Parvis de Saint-Gilles). Bus TEC 365A et W (arrêt Hôtel des Monnaies). Bus De Lijn 136 et 137 (arrêt Hôtel des Monnaies).

Transports en commun
TRAM : 3, 4, 51 (arrêt(s) : Parvis Saint-Gilles)

Bancs, tables de pique-niques, lampadaires, panneaux d’information, poubelles.

Aire de jeux n°3 de la Commune de Saint-Gilles.

Plaine de jeux
Table de pique-nique

Au début du 19e siècle, Saint-Gilles était un village des faubourgs de Bruxelles voué à la culture maraîchère. Lorsque la deuxième enceinte de la ville fut démolie (1827) et surtout lorsque les octrois furent supprimés (1860), on vit de nombreuses industries s’y installer et les nouvelles constructions se multiplier. Les inspecteurs-voyers Charles Vanderstraeten et Victor Besme avaient dressé les plans d’alignement des nouvelles rues ainsi que ceux des espaces publics projetés. Dans ce contexte, les environs de l’actuelle place Morichar, qu’on appela plus tard le quartier des écoles moyennes, commença à s’urbaniser vers 1880. Il venait se greffer à l’agglomération existante constituée de quelques habitations cernées par de nombreux terrains vagues.

La partie la plus encaissée de l’actuel parc Pierre Paulus fut le jardin d’un hôtel de maître construit en 1905 rue de Parme par l’architecte Adolphe Pirenne pour la famille Colson. La villa de style éclectique d’inspiration néo-Renaissance flamande s’appelait Les Cascatelles parce qu’elle surplombait un jardin où de petites cascades alimentaient un étang. L’endroit était connu pour ses sources qui, ruisselant du haut de Saint-Gilles, y rejoignaient l’un des bras de l’Elsbeek coulant depuis le Jardin des Sources (actuelle place Morichar). Dévalant la pente du jardin, le ruisseau passait ensuite sous l’ancien Hôtel des Monnaies et terminait sa course, élargi par un deuxième bras, dans les étangs de la Porte de Hal.

En 1927, Les Cascatelles sont rachetées par le pharmacien Eugène Pelgrims. Il confie à l’architecte Fernand Petit, la transformation et surtout l’agrandissement de la villa. Respectant pour les façades l’esthétique initiale, ce dernier introduira à l’intérieur des éléments annonciateurs de l’Art Déco. Le jardin, par contre, se veut d’inspiration romantique pittoresque.

Il longe un autre jardin, celui du couvent Notre-Dame du Cénacle, construit en 1899 rue des Etudiants selon les plans de l’architecte Emar Colles. L’institut s’occupe de la formation religieuse des novices. Son jardin est donc destiné à la méditation. En forte pente, il est bordé d’essences variées. On y trouve aussi une grande mare et au fond, près du jardin de la villa Pelgrims, une reconstitution de la grotte de Lourdes.

Lorsqu’en 1963 Eugène Pelgrims cède son hôtel de maître à la commune de Saint-Gilles, le jardin est en friche et les dépendances (écuries, garages) en ruine. Il y a aussi un terrain de tennis dans le bas du parc, à proximité de la porte cochère qui le relie à la rue Hôtel des Monnaies. Diverses asbl s’installeront dans l’immeuble, de même que l’Echevinat de la Jeunesse et des Sports. Quant au jardin, il sera transformé, six ans plus tard, en parc public. A l’époque, on vient de démolir pour les travaux du métro une partie du Cénacle qui avait été désaffecté. Les restes de son jardin furent intégrés dans le nouveau parc. Puis, en 1973, ce seront les espaces restés libres suite aux expropriations rendues nécessaires par le chantier de construction du métro (côté place Morichar) qui viendront agrandir l’espace vert communal, le portant à ses dimensions d’aujourd’hui. Il sera baptisé « Parc Baron Pierre Paulus de Châtelet » en l’honneur du premier président du Groupe d’Art saint-gillois.

Le parc a été classé le 17 avril 1997 comme témoin de l’impact urbanistique spectaculaire de la construction du métro. Son aspect paysager, tirant admirablement parti du relief existant, apportait un second argument de poids aux défenseurs du dossier.

Le classement de la Maison Pelgrims, qui abrite aujourd’hui le Service de la Culture de la Commune de Saint-Gilles et accueille dans ses salons et salles d’exposition de nombreux événements culturels, remonte quant à lui à juin 2001.

Monuments

La Maison Pelgrim
Construite en deux phases (1905 et 1927) par deux architectes différents, la Maison Pelgrims illustre divers styles architecturaux : éclectisme pour les façades en brique avec éléments de pierre blanche sur un soubassement de pierre bleue ; Renaissance italienne pour la loggia surplombant le parc et la galerie extérieure reposant sur des colonnes qui permet l’accès au jardin ; Art Déco pour le cabinet de toilette, le jardin d’hiver avec sa verrière bleutée et sa fontaine ; néo-Renaissance pour la salle à manger, le grand salon et les chambres ; décors historicistes d’inspiration Renaissance flamande ici et là à l’intérieur ; romantisme pour le jardin. De la première construction, qui n’occupait qu’un tiers environ de la surface du bâtiment actuel, il ne subsiste à l’intérieur que l’escalier principal en chêne du hall d’entrée.

Sculptures

Buste de Pierre Paulus, Baron de Châtelet – Adolphe Wansart (1873-1954)
Peintre expressionniste, graveur et lithographe, Pierre Paulus (1881-1959) s’inscrit avec son œuvre dans la lignée de Constantin Meunier, peignant le pays noir dont il était originaire avec ses charbonnages, ses hauts fourneaux, ses péniches sur la Sambre, ses ouvriers au labeur…Défenseur de l’art wallon, on lui doit la création du Coq Hardy, emblème de la Région wallonne et de la Communauté française. Membre de l’Académie royale des Beaux-Arts de Belgique, il fut aussi le premier président du Groupe d’Art saint-gillois en 1949.

Masque de Charles Plisnier – Akarova (1904-1999)
Reposant sur un socle en pierre, le masque du poète et romancier d’origine montoise Charles Plisnier (il fut le premier écrivain non français à remporter le prix Goncourt en 1937) est l’œuvre de Marguerite Acarin, plus connue sous le pseudonyme d’Akarova. Danseuse bruxelloise, elle s’adonna aussi à la peinture et à la sculpture. Plisnier était l’un de ses amis. Il vécut dans un immeuble de la place Morichar toute proche. A l’arrière du masque, sur le socle, on peut lire la phrase : « Et tu as changé le mystère ».

Buste de Louis Morichar – Godefroid Devreese (1920)
Buste en bronze posé sur un socle portant l’inscription : « Louis Morichar – 1859-1939 – Echevin de l’instruction publique et des Beaux-Arts de Saint-Gilles – Créateur du 4e degré technique ». La sculpture se trouve non loin de l’entrée de la rue Hôtel des Monnaies.

Stèle commémorative à Maurice Gauchez
La pierre est située au pied de l’escalier donnant accès à la plaine de jeux et à l’étang du parc. Le profil de l’écrivain, sculpté sur une plaque de bronze, précède l’inscription : « Maurice Gauchez – Poète et romancier – 1884-1957 – Président fondateur de l’amicale des écrivains anciens combattants et résistants ».

Quelques beaux et vieux arbres (frênes, platanes, robiniers, hêtres pleureurs, bouleaux…) sont aujourd’hui les témoins des anciens jardins qui ont été à l’origine du parc Pierre Paulus. Trois d’entre eux (deux marronniers et un tilleul argenté pleureur) sont repris dans l’inventaire des arbres remarquables de la Région bruxelloise.

Autour de l’étang, oies, canards, poules et bernaches du Canada créent l’animation. Tandis que dans les arbres, il  n’est pas rare d’apercevoir un écureuil.

Faune
mésange à longue queue
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
pigeon ramier
corneille noire
pic épeiche
rougegorge familier
faucon pèlerin
épervier d'europe
pinson des arbres
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
hirondelle rustique, hirondelle de cheminée
ouette d'egypte, oie d'egypte
bergeronnette des ruisseaux
canard colvert
mésange charbonnière
pouillot véloce
pouillot fitis
pie bavarde
pipistrelle, pipistrelle commune
accenteur mouchet
perruche à collier
grenouille rousse
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
tourterelle turque
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
héron cendré
crapaud commun
buse variable
Flore
armoise commune
aubépine à un style
charme commun
circée de paris
cirse des champs
achillée mille-feuilles
érable plane
érable sycomore
frêne commun
iris jaune
lamier pourpre
luzerne lupuline
orme champêtre
pâquerette
renoncule âcre
renoncule rampante
renouée du japon
roseau
saule blanc
saule marsault
séneçon vulgaire
tanaisie vulgaire
véronique à feuilles de serpolet