Anderlecht
Molenbeek-Saint-Jean
Accessible en permanence
promenade verte
Plaine de jeux
Potager
Accès pour personne à mobilité réduite

L’aménagement du parc du Scheutbos à Molenbeek-Saint-Jean, correspond à un nouvel art des jardins : répondre aux besoins sociaux des citadins  tout en préservant et développant les potentialités paysagères et écologiques de l’endroit : celles de prés et de friches typiques de la campagne brabançonne.

Heures d’ouverture

Accessible en permanence

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement y font des passages réguliers au cours de la journée.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.
Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels.

Entrées 

On accède au parc du Scheutbos à Molenbeek-Saint-Jean par le boulevard Louis Mettewie, la rue du Scheutbos, l’avenue Maurice Van Hemelrijk ou via le site voisin du Scheutbos.

Accessibilité PMR

Le relief en pente forte (8%) du parc du Scheutbos est problématique pour les personnes à mobilité réduite. Toutefois, l’accessibilité est garantie par les revêtements utilisés dans la partie paysagère classique du parc en bordure du boulevard Louis Mettewie et l’avenue Van Hemelrijk.

 

Transports en commun
BUS : 87 (arrêt(s) : Cimetières, Elbers) - 49, 86 (arrêt(s) : Machtens)

Potagers gérés par Bruxelles Environnement, caillebotis pour l’observation le long du Leybeek, borne de distribution de pinces à crottes, un canisite aux trois entrées principales du parc, bancs, poubelles, abri des gardiens et des jardiniers.

Deux plaines de jeux :

  • Une plaine de jeux sur la thématique « far ouest » pour les enfants de 3 à 7 ans. On y trouve des balançoires, des tourniquets, une cabane avec toboggan, des bascules, et des sculptures faisant appel à la thématique du « far ouest ».
  • Une plaine de jeux aventure pour les enfants de 3 à 12ans. On y trouve une zone pour les petits (3-6 ans) avec une cabane, un bac à sable, des balançoires, des jeux de sable et un toboggan. Une zone pour les plus grands (6-12 ans) avec deux grands toboggans et une tour avec des jeux de grimpe ainsi qu’une tour d’observation de la forêt, connectées par des ponts de singe. On y trouve également un grand bac à sable et des structures d’équilibre en bois. Autour des éléments de jeux, des tables de pique-nique et des assises permettent aux accompagnants et aux enfants de se détendre.
Plaine de jeux
Potager
Accès pour personne à mobilité réduite

A l’origine, le Scheutbos, comme une bonne partie du Brabant, était recouvert par l’immense forêt charbonnière. Les défrichements commencèrent au 8e siècle et 400 ans plus tard, pratiquement toute la zone était déboisée au profit de la culture. Plusieurs fermes, comme celles de Moortebeek et de Ravensteen dépendant de la cour féodale de Brabant, sont d’ailleurs mentionnées dans les documents de l’époque.
Le lieu est aussi connu pour avoir été le théâtre d’une bataille importante au Moyen Age : le 17 août 1356, le comte de Flandre Louis de Maele, réclamant une part du duché de Brabant, y a écrasé les Bruxellois. 

Et le paysage ? La carte de Ferraris montre qu’en 1775, le Scheutbos est un ensemble de bois (au nord), de cultures, d’étangs (dans le fond de la vallée) et de prairies humides. Cet espace vallonné est traversé par deux ruisseaux : le Maelbeek qui coule d’ouest en est et le Leybeek qui y prend sa source. L’urbanisation du site commence dès le siècle suivant. Progressivement, les bois disparaissent, les étangs sont asséchés, les prairies humides drainées et des routes construites. Au début du 20e siècle, les prairies jadis cantonnées aux fonds alluviaux remplacent les cultures sur les versants. Le Leybeek s’assèche suite à la construction des boulevards Mettewie et Machtens. Puis, l’urbanisation s’accélère : une maison de repos, la Cité joyeuse, l’athénée de Molenbeek et d’immenses tours à appartements, entament le site. Sans une révision du plan de secteur en 1990, le Scheutbos aurait complètement disparu. 

En 1992, la Commune de Molenbeek cède par bail emphytéotique à la Région bruxelloise une parcelle de 6 hectares au nord-est du Scheutbos pour en faire un parc destiné aux populations des nouveaux quartiers.
Aujourd’hui, le Scheutbos est donc composé de deux parties distinctes : le parc régional aménagé entre 1993 et 1995 par Bruxelles Environnement et un site semi-naturel classé en 1997.

Sculpture

Trois croissants et un arc (2000)
Cette sculpture en acier peint en rouge a permis à Thierry Bontridder (1956) de remporter le Concours de sculpture de la Région de Bruxelles-Capitale en 2000. Elle fut installée dans le parc du Scheutbos l’année suivante. Très légère malgré ses dimensions, l’œuvre est constituée de trois croissants symbolisant la course de l’astre lunaire dans le cosmos. L’arc sortant de terre qui s’y rattache évoque le lien ténu entre le ciel et la terre. Plus généralement, il s’agit d’une représentation symbolique de l’équilibre de l’univers.

Lorsqu’ils furent confiés à Bruxelles Environnement pour être aménagés en parc, les 6 hectares cédés du Scheutbos étaient occupés par des potagers spontanés, quelques reliques intéressantes de végétation, de grands saules et des prairies dégradées. L’ensemble ressemblait à un terrain vague parsemé de débris et de dépôts clandestins.

Vu son contexte urbanistique (immeubles-tours, maisons unifamiliales, écoles…), le parc était destiné à devenir un lieu de récréation et de promenade pour tous ses habitants. Mais il fallait aussi conserver le potentiel écologique existant.
La philosophie du projet s’articule dès lors autour d’un principe de cheminement évolutif : du côté ville, le parc est paysager et plutôt classique avec des espaces de jeux, des pelouses, des plantations rangées et structurées, des aires de repos. Par contre, en progressant vers le paysage plus rural du site du Scheutbos, le parc devient, avec un verger de hautes tiges, des prés de fauches, des zones humides et des  friches, de moins en moins structuré et ordonné.

Estimant que les potagers présents sur le site constituaient une activité récréative, mais aussi sociale importante pour de nombreux Molenbeekois et qui, de surcroît, avait sa place dans le paysage, la Région bruxelloise décida de les préserver, mais en les réorganisant dans un souci de rationalité, d’homogénéité et d’esthétisme. Des haies vives, d’un grand intérêt écologique, entourent les groupes de potagers.

Le Leybeek, ruisseau en partie canalisé et enterré, fut remis à ciel ouvert. Son cours fut élargi pour créer des zones inondables et deux mares. L’élévation de petites digues de retenue a amplifié ce phénomène d’inondation permettant ainsi à une végétation et une faune typiques des zones humides de s’y développer. Elles avaient disparu avant la création du parc, les voici à nouveau observables à partir notamment du caillebotis qui mène aux prairies du site classé.

Les prairies du Scheutbos, qui s’enrichissent au fil des années (nouvelles espèces de fleurs, de graminées, de légumineuses), sont le refuge des grives, merles, étourneaux, pigeons ramiers et autres corneilles qui y trouvent en abondance de quoi se nourrir. Il n’est pas rare non plus d’y apercevoir un lièvre, un mulot, de petites musaraignes ou des campagnols. Des poules d’eau vivent au bord du Leybeek, et dans ses mares, des épinoches.

Dans le petit bois situé au nord et où des pics épeichettes, des roitelets huppés et des mésanges à longue queue ont été observés, poussent des orchidées (Epipactis helleborine). Les grands saules blancs (Salix alba) qui émaillaient le paysage ont été préservés pour leur intérêt paysager : ils ponctuent l’espace et créent des volumes.

Faune
mésange à longue queue
chardonneret élégant
verdier d'europe
sizerin flammé
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
grimpereau des jardins
criquet des pâtures
pigeon ramier
petite tortue
corneille noire
corbeau freux
choucas des tours
hirondelle de fenêtre
pic épeiche
rougegorge familier
faucon pèlerin
faucon hobereau
épervier d'europe
pinson des arbres
pinson du nord
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
citron
hirondelle rustique, hirondelle de cheminée
paon du jour
agrion élégant
goéland argenté
ouette d'egypte, oie d'egypte
myrtil
méconème fragile
sauterelle des chênes
bergeronnette des ruisseaux
grand porte-queue
tircis
canard colvert
mésange charbonnière
moineau domestique
grand cormoran, grand cormoran atlantique
faisan de colchide
rougequeue noir
pouillot véloce
pouillot fitis
anax empereur
pie bavarde
pic vert
piéride du chou
piéride du navet
piéride de la rave
azuré commun
accenteur mouchet
perruche à collier
amaryllis
agrion au corps de feu
bouvreuil pivoine
grenouille rousse
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
thécla de l'orme
sittelle torchepot
tourterelle turque
chouette hulotte
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
fauvette grisette
fauvette babillarde
sympétrum sanguin
sympétrum strié
grande sauterelle verte
hespérie du dactyle
chevalier culblanc
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
grive litorne
vulcain
belle dame
rousserolle verderolle
carte géographique
héron cendré
rousserolle effarvatte
bernache du canada
crapaud commun
buse variable
Flore
aubépine à un style
reine-des-prés
cardamine des prés
centaurée jacée
érable champêtre
érable sycomore
eupatoire chanvrine
gouet tacheté
iris jaune
lierre terrestre
menthe aquatique
millepertuis commun
grande marguerite
podagraire
prêle des marais
renoncule âcre
renouée du japon
roseau
salicaire commune
sceau de salomon commun
tilleul à peties feuilles
alliaire
véronique des ruisseaux
vulpin des prés