Bruxelles-Ville
Plaine de jeux
Accès pour personne à mobilité réduite

Tracé au 18e siècle sur les ruines de l’ancien parc des ducs de Bourgogne et des gouverneurs des Pays-Bas, le parc de Bruxelles fut le premier parc public de la ville. En bordure de la place des Palais, symbole du pouvoir, il ajoute par sa prestance à la solennité des lieux.

Le parc fut conçu et conservé comme une promenade néo-classique : de larges allées dont la rectitude est appuyée par de longues plates-bandes de gazon créent les perspectives et appuient les cheminements. Pour agrémenter cette promenade, le parc a été décoré de nombreuses statues (aujourd’hui des copies) dont les thèmes s’inspirent de la mythologie gréco-romaine.

De 2000 à 2002, d’importants travaux de rénovation ont remis à neuf ce plus ancien parc bruxellois.

 

 

Heures d'ouverture

Le parc est ouvert en permanence.

Un service de gardiennage est assuré tous les jours de 8h à 21h.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens et jardiniers du parc.
En cas d’urgence : au Service Espaces verts de Bruxelles Ville : 02/279 60 00.
Police de la Ville de Bruxelles : 02/279 79 79. Un bureau de police se trouve à côté du théâtre

Equipements

Plaine de jeux, kiosque à musique, théâtre de marionnettes (à la belle saison), bassins, buvette, borne d’eau potable, toilettes publiques, bancs, poubelles.

Entrées

Les entrées du parc de Bruxelles se trouvent rue de la Loi, rue Ducale, place des Palais et rue Royale.

 

Transports en commun
BUS : 38, 71 (arrêt(s) : Bozar, Royale, Trône) - 29, 63, 65, 66 (arrêt(s) : Parc, Treurenberg) - 27, 54, 95 (arrêt(s) : Trône) - 211 (arrêt(s) : Royale, Trône) - 206, 208, 209, 210, 212 (arrêt(s) : Royale) - 205 (arrêt(s) : Palais, Parc, Treurenberg) - 204 (arrêt(s) : Palais, Parc)
METRO : 2, 6 (arrêt(s) : Arts-Loi) - 1, 5 (arrêt(s) : Arts-Loi, Parc)
TRAM : 92, 93 (arrêt(s) : Palais, Parc)
Plaine de jeux
Accès pour personne à mobilité réduite

A Bruxelles, du 11e au 18e siècle, la colline du Coudenberg, située au nord-est de l’ancienne cité, fut le siège du pouvoir en place. Le seigneur de Bruxelles d’abord, la cour brabançonne ensuite, puis celle des ducs de Bourgogne et des gouverneurs des Habsbourg d’Espagne et d’Autriche occupèrent et agrandirent progressivement le palais édifié sur cette colline. Sans doute dès le départ un « parc » était-il contigu à cette majestueuse demeure des souverains.

Sa première mention dans les écrits remonte au début du 14e siècle. On y parle d’un vignoble et d’une réserve boisée pour la chasse. Après la construction de la deuxième enceinte de la ville, Philippe Le Bon acquit de nouveaux terrains au profit de ce parc. Plus prolixes, les textes de l’époque de son descendant, Charles Quint, mentionnent la réserve à gibier, le jardin privé du duc appelé « feuillée » ou « labyrinthe » en référence aux compositions végétales qui le structuraient et un petit parc composé de parterres fleuris, d’un vignoble, d’un vivier, d’un champ pour les tournois et d’un espace pour le jeu de paume.

Au début du 17e siècle, les archiducs Albert et Isabelle ajoutèrent des ouvrages en rocailles, une grotte et des jeux d’eau.

Le palais du Coudenberg fut entièrement détruit par les flammes la nuit du 3 au 4 février 1731, obligeant le relogement de la cour de l’archiduchesse Marie-Elisabeth dans l’hôtel d’Orange voisin. Reconstruire exigeait des moyens financiers que les Pays-Bas autrichiens n’avaient pas à cette époque-là. Le palais resta donc à l’état de ruine pendant 45 ans attendant des jours meilleurs.

En 1775, le gouvernement des Pays-Bas autrichiens et la Ville de Bruxelles arrivèrent à un accord : on allait niveler les ruines et l’ancien parc pour créer autour d’une place et d’un espace vert, un tout nouveau quartier. Pour permettre le financement des travaux, l’ancien parc allait être réduit de moitié au profit d’un lotissement.

L’architecte désigné, Barnabé Guimard (aidé pour le parc par Joachim Zinner), se conforma aux exigences autrichiennes : adopter une architecture uniforme marquant le retour au classicisme antique tel que les Français l’avaient réinterprété. Les travaux s’étalèrent entre 1776 et 1783.

Les premières activités sportives sont organisées dans le parc en 1920. Un complexe sportif est alors créé dont les installations actuelles, sur la Plaine des Sports dans la partie haute de l'espace vert, remontent aux années soixante.

Pour permettre le terrassement qui servirait de base au nouveau parc, 1220 ormes, hêtres et tilleuls furent abattus ; 435 seulement restèrent debout. Le nivellement, le tracé des allées, les plantations, le gazonnage des plates-bandes, le placement du bassin octogonal, des statues et la construction du Vauxhall, prirent près de huit ans.

Bruxelles disposait donc enfin du parc qui allait, comme Charles de Lorraine l’avait souhaité « augmenter l’aisance du public et contribuer en même temps à l’embellissement de la capitale et la rendre par ce moyen digne du séjour de la Cour et de la curiosité des étrangers ».

Par un décret du 11 décembre 1797, l’Administration départementale de la Dyle (les provinces belges étaient passées sous autorité française en 1792) transféra à la Ville de Bruxelles la charge de l’entretien du parc de Bruxelles. Une fonction dont elle s’acquitte encore aujourd’hui.

Le parc a été restauré après la première guerre mondiale. Classé comme site en 1972, il appartient aujourd’hui à la Région bruxelloise qui en assure la gestion et l’entretien.

Monuments

Le Théâtre royal du Parc
Construit en 1782 à l’initiative des frères Bultos déjà concessionnaires du Théâtre de la Monnaie, le Théâtre du Parc accueillit des représentations d’enfants, des numéros de cirque et de music-hall, des opéras comiques et des opérettes avant de devenir une salle de théâtre plus conventionnelle dédiée aux oeuvres classiques ou à celles d’auteurs contemporains.

C’était un bâtiment circulaire de style classique, comprenant aussi des boutiques de luxe, et dont la façade avait été réalisée d’après les plans de l’architecte Louis Montoyer.

Depuis, de nombreuses rénovations (la dernière en date remonte à 2000) ont agrandit et adapté les lieux aux besoins de la scénographie et du public. Le théâtre est classé comme monument depuis 1994.

Le Vauxhall
L’idée vient d’Angleterre : ouvrir dans le cadre bucolique d’un parc, un établissement dédié aux plaisirs où viendrait s’amuser la bonne société de l’époque. C’est ce que feront les frères Bultos qui, dès 1777 tenaient sous une tente turque un débit de boissons sur une petite parcelle du nord-est du parc. Leur vauxhall, dont la construction débute en 1782, comprend un théâtre, une grande salle ornée de pilastres corinthiens servant de café et trois plus petites pour le restaurant.

La Ville de Bruxelles en devient propriétaire en 1818 et loua le café-restaurant au Concert Noble, une société nobiliaire qui organisait des concerts et des bals. On lui doit la grande salle – primitivement de bal – située à l’arrière du théâtre et appelée « Salle des Cariatides » en raison des quatre sculptures de François Rude qui l’ornent.

A partir de 1871, les bâtiments sont loués au Cercle artistique et littéraire qui fusionnera en 1950 avec le Cercle royal Gaulois. Organisateur de rencontres, dîners, expositions et concerts réservés à ses membres, le cercle est toujours en place aujourd’hui.

Le kiosque du Vauxhall
Situé derrière le théâtre et le Cercle Gaulois, l’ancien pavillon à musique aménagé aujourd’hui en habitation privée, est un témoin unique à Bruxelles de la technique de décoration de treillages en bois. Il fut construit en 1913 par l’architecte François Malfait sous la forme d’un pavillon à scène avec galeries surmonté d’un dôme à l’impériale pour accueillir les bals et les concerts estivaux de plein air.

Le kiosque à musique
Primitivement, le kiosque à musique dessiné en 1841 par l’architecte Jean-Pierre Cluysenaar, se trouvait au centre du rond-point, là où fut ensuite aménagé le grand bassin. On le déplaça alors dans un massif plus à l’intérieur du parc. De forme dodécagonale, sa structure est en fonte ornée.

Le Bassin du rond-point
Installé en 1855 au centre du rond-point qui distribue les principaux axes du parc, le grand bassin est un monument en hommage au système d’adduction d’eau de sources en provenance de Braine-l’Alleud qui fut réalisé à partir de 1853. D’un diamètre de 38 m, son pourtour est en pierre bleue. Il est animé par un jeu de jets d’eau de tailles différentes.

Le Bassin octogonal
Il occupe depuis 1780 le deuxième dégagement de l’allée axiale du parc. D’une largeur de 24 m, il est serti d’une bordure plate en pierre bleue. A l’origine, il était alimenté, comme toutes les fontaines de la ville haute, par la machine hydraulique de Saint-Josse-ten-Noode construite en 1602 par un ingénieur allemand.
 

Sculptures

Le parc de Bruxelles est un véritable jardin des sculptures. La plupart d’entre elles proviennent de l’ancien labyrinthe du palais ducal et du parc du château de Tervueren qu’avait fait aménager Charles de Lorraine. Ces sculptures ont beaucoup souffert (notamment pendant les troubles de 1830) et sont aujourd’hui remplacées par des copies.

Les empereurs romains
Il s’agit de 12 bustes en marbre d’empereurs romains réalisés initialement pour la galerie de la Cour par Laurent Delvaux (1696-1778), puis transférés au parc de Tervueren. Ils se trouvent à la périphérie du rond point central.

Les Termes
Un terme est une statue servant d'ornement dans les jardins. Il se présente sous la forme d’un homme dont on ne distingue que la tête et les pieds et dont le corps est enchâssé dans une gaine de pierre, ici couverte d’écailles. On en dénombre actuellement 12 dans le parc au début de l’allée axiale et autour du Bassin de l’octogone. Ils ont été sculptés par Laurent Delvaux, maître attitré de la Cour et, pour deux d’entre eux, par Pierre Puyenbroeck (1804-1884).

La chasse (1782)
Gilles-Lambert Godecharle (1750-1835) se vit confier l’entretien des statues du parc en 1795. Mais il réalisa aussi les sculptures qui dominent les quatre entrées. Au dessus de chaque piédestal, un angelot joufflu de style Renaissance anime une scène de chasse (chiens, arc, trompe, canard, chevreuil, sanglier, lions…). Les copies visibles aujourd’hui sont l’oeuvre de Pierre Puyenbroeck.

Le messager (1997)
Sculpture en bronze de Jean-Michel Folon (1934-2005) dédiée aux enfants disparus et élevée non loin de la plaine de jeux grâce à une souscription de la Libre Belgique.

Mais aussi :

Enfant offrant à boire (1898), fontaine d’Alphonse De Tombay (1843-1918) installée dans le parc en 1901. On doit aussi à cet artiste le Lion posant la patte sur une sphère (1895).

Outre les termes et les bustes d’empereur, Laurent Delvaux est également l’auteur de deux sculptures métaphoriques des saisons : Flore ou Le Printemps et Pomone ou L’automne.

Diane chasseresse (1670) : sculpture en marbre blanc de Gabriel de Grupello (1644-1730), détruite en 1830 et refaite à l’identique par Pierre Puyenbroeck en 1876. Autre statue de ce même artiste, le Narcisse dont la copie est signée par Albert Desenfans (1845-1938).

Le commerce et la navigation (1784) et Les arts et les sciences, deux oeuvres en pierre blanche de Gilles-Lambert Godecharle dont les copies ont été réalisées par Isidore De Rudder (1855-1943) et Guillaume Charlier (1854-1925).

Apollon (1770) réalisé d’après l’Apollon de Florence par François-Joseph Janssens (1744-1816).

Léda (1734), sculpture en marbre de Jean-Baptiste Vander Haeghen (1688-1738/40) dressée sur un socle en pierre bleue.

Méléagre tuant un sanglier et Adonis tué par un sanglier, deux groupes en pierre de Lens de Pierre Lejeune (1721-1790).

Lucrèce expirante, buste en marbre blanc attribué à Pierre-François Le Roy (1739-1812).

La Charité, copie en marbre de Jacques Martin (1877-1950) d’après un original de Michel Vervoort (1667-1737) conservé aujourd’hui aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique.

Gilles-Lambert Godecharle (1881), mémorial de Thomas Vinçotte (1850-1925) en l’honneur du célèbre sculpteur grâce à un legs de son fils.

La Madeleine repentante (1779) de Jérôme Duquesnoy repose dans une grotte artificielle dans le fond du parc.

La Vénus au miroir (1832) est l’oeuvre de Pierre Puyenbroeck, la Vénus aux colombes d’Olivier de Marseille (1739-1788), tandis qu’on ignore le père de la Vénus dans la conque (ou Vénus marine). Tout au plus sait-on que, datant du milieu du 18e siècle, elle proviendrait des Pays-Bas.

Pierre le Grand, Tsar de Russie. Ce buste en bronze offert à la Ville en 1856 par le prince Demidoff se trouve dans le fond du parc et rappelle, non sans humour, la nuit de 1717 où le Tsar, en visite à Bruxelles, vomit un repas trop arrosé dans une petite fontaine située à proximité de là.
 

A l’origine, dans les massifs forestiers du parc, l’orme était dominant, mais la graphiose, maladie typique de cet arbre, décima progressivement toute la colonie.

Ce sont des essences indigènes qui peuplent aujourd’hui les allées du parc : hêtres, érables, tilleuls et chênes, auxquels s’ajoutent des platanes et des marronniers.

Une vingtaine de ces arbres sont repris dans la liste des arbres remarquables de la Région bruxelloise.

Faune
mésange à longue queue
chardonneret élégant
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
grimpereau des jardins
pigeon ramier
petite tortue
corneille noire
choucas des tours
pic épeiche
rougegorge familier
faucon pèlerin
épervier d'europe
pinson des arbres
pinson du nord
geai des chênes
citron
paon du jour
goéland argenté
ouette d'egypte, oie d'egypte
méconème fragile
hanneton commun
bergeronnette des ruisseaux
orthétrum réticulé
tircis
canard colvert
mésange charbonnière
moineau domestique
grand cormoran, grand cormoran atlantique
rougequeue noir
pouillot véloce
pouillot fitis
pie bavarde
pic vert
piéride du chou
piéride du navet
piéride de la rave
accenteur mouchet
perruche à collier
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
sittelle torchepot
tourterelle turque
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
fauvette grisette
fauvette babillarde
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
grive litorne
vulcain
belle dame
héron cendré
buse variable
Flore
houx
lierre terrestre
pâquerette
alliaire