Bruxelles-Ville
Schaerbeek
Accessible en permanence

Comme son nom l’indique, le parc de la Senne est l’aménagement d’un ancien lit du bras de la Senne qui s’étend sur trois îlots. Il s’agit d’un couloir à mobilité douce, situé dans la zone du canal. Le premier tronçon, entre l’avenue de l’Héliport et la rue Masui a été inauguré le 24 septembre 2016. La suite des travaux, entre la rue Masui et la rue des Palais, devraient être terminés en septembre 2018.

Le parc profite d’espaces interstitiels en intérieur d’ilots pour combler le manque crucial de zones vertes dans ce secteur bruxellois densément bâti. Accessible aux piétons et aux cyclistes lents, il offre aux habitants un espace verdoyant, récréatif et favorable à la biodiversité.

L’aménagement de la place Masui est également prévu.  

A terme, le plan prévoit en outre la réalisation d’une promenade cyclo-piétonne sur les talus de chemin de fer qui bordent le site de Sibelga et le Domaine royal, ainsi que le placement d’une passerelle au-dessus du canal pour arriver jusqu’au square du 21 juillet situé à Laeken (rue du Parc Royal).

Heures d’ouverture

Le parc est accessible au public tous les jours, selon l’horaire suivant:

  • du 01 octobre au 31 mars, de 08h30 à 17h30;
  • du 01 au 30 avril, de 08h30 à 18h30;
  • du 01 mai au 31 août, de 08h30 à 20h30;
  • du 01 au 30 septembre, de 08h30 à 19h30;

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement sont présents régulièrement au cours de la journée.

Contacts

Une question, un problème ?

Adressez-vous aux gardiens du parc durant les heures de surveillance.

Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75. Courriel : info@environnement.brussels

Entrées

Avenue de l’Héliport, rue Masui, avenue de la Reine, rue de l’Eclusier Cogge, rue des Palais.

Transports en commun
BUS : 218, 47, 58 (arrêt(s) : Destouvelles, Masui)

Divers mobiliers conçus sur mesure : bancs, tabourets, tables, tables de pique-nique, ainsi que des aires de jeux et de sports.

Au début du 19ème siècle, hormis le quartier royal aménagé dans le haut de la ville et principalement habité par la noblesse et la haute bourgeoisie, Bruxelles présente une architecture médiévale caractérisée par des ruelles et des impasses. Le bas de la ville, très populaire, est situé dans la vallée de la Senne. C’est autour de la rivière bruxelloise et de ses méandres que se sont installés les commerces, les brasseries, blanchisserie, etc. ainsi que de multiples activités industrielles.

A cette époque, les habitants et les industries, encouragés par les autorités, déversent leurs immondices dans la rivière qui serpente dans la ville. La pollution est à son comble. Peu à peu, le cours d’eau perd son utilité de voie navigable au profit du Canal. Insalubrité, inondations, périodes de sécheresse et épidémies ravageuses de choléra inciteront les autorités à assainir et voûter la Senne. L’ambition du bourgmestre de l’époque, Jules Anspach, est de transformer profondément le bas de la ville en un centre d’affaires digne d’une capitale moderne.

Il faudra cependant attendre l’Entre-deux-guerres pour que débute le projet de détournement de la Senne par les boulevards extérieurs. Plus de 20 ans (1931-1955) sont nécessaires pour réaliser la déviation et le voûtement de la rivière sur six kilomètres vers et le long du canal.

Aujourd’hui, le lit de la Senne longe en grand partie le canal. Au Nord de Bruxelles, il est la frontière naturelle entre les communes de Schaerbeek et de Bruxelles-Ville. Les terrains non constructibles du lit de la rivière ont laissé par endroit des friches inaccessibles en intérieur d’îlot.

En 2014, dans le cadre des deux contrats de quartiers durables « Masui » (Schaerbeek) et « Reine-Progrès » (Ville de Bruxelles), la Région de Bruxelles-Capitale décide de transformer cette friche de 10.000 m² en une promenade de mobilité douce à haute valeur écologique : le parc de la Senne. Les sols étant complètement pollués, il a fallu poser une couche de terre propre de 30 cm sur tout le site pour l’assainir.

Les plantations ont été choisies pour offrir un paysage coloré toute l’année. Priorité a été donnée au développement de la biodiversité dans ce quartier à forte densité urbaine.

Les divers végétaux sont indigènes et exotiques :

Des arbres : le chêne pédonculé, merisiers aux oiseaux, bouleaux de l’Himalaya et cerisier du Tibet.

De grands arbustes originaires des régions tempérées et continentales de l’hémisphère Nord. Leur floraison et fructification sont d’un grand intérêt pour la faune pollinisatrice, les oiseaux et les petits mammifères.

Un ensemble d’arbrisseaux au feuillage caduc ou persistants originaires de l’hémisphère Nord, des régions tempérées océaniques à continentales.

Des fougères, vivaces et graminées originaires des zones humides de l’hémisphère Nord, des régions tempérées océaniques à continentales. De petite taille, ces végétaux, mesurent moins de 1 m de haut et restent ainsi dans le gabarit des arbrisseaux. Ils permettent au regard du visiteur de cheminer entre le sommet des grands arbustes et la couche herbacée.

Des plantes à bulbes originaires des régions continentales eurasiatiques. Ces vivaces de grande taille mesurent plus de 1m de haut et émergent de la couche des arbrisseaux et des vivaces. Les floraisons remarquables et longues en fin de printemps et en été seront bien mises en valeur sur fonds d’arbrisseaux taillés. D’un aspect exotique, ces plantes auront une importante fonction ornementale.

Faune
geai des chênes