Woluwe-Saint-Lambert
natura 2000
promenade verte
Accès pour personne à mobilité réduite
Table de pique-nique

Plus ancien parc public de la Commune de Woluwe Saint-Lambert, le parc Malou s’inscrit dans la chaîne des étangs et des espaces verts qui se succèdent le long de la Woluwe. Celle-ci a d’ailleurs été remise à ciel ouvert dans sa traversée du parc initiant, le long de son cours, de jolies promenades.

Si le site est classé, l’ensemble est également repris en zone Natura 2000.

Heures d'ouverture

Le parc Malou n’est pas clôturé et est accessible à tout moment.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de bureau au service des Jardins publics de la commune de Woluwe-Saint-Lambert au 02/761 29 41/42/43/44/45.
En cas d’urgence : Zone de Police 5343 – Woluwe-Saint-Lambert : 02/788 92 00.

Equipements

Plaine de jeux, bancs, tables de pique-nique, poubelles, cafétéria avec terrasse (ouverte en été), toilettes, passerelles en bois sur la Woluwe, lampadaires, panneaux d’information.

Entrées

Les accès au parc Malou se font par le boulevard de la Woluwe, la rue Voot, la chaussée de Stockel, le chemin du Struykbeken et par l’avenue Jean-François Debecker.

 

 

 

 

 

Transports en commun
BUS : 28 (arrêt(s) : Déportés, Parc Malou, Stade Fallon, Voot)
TRAM : 8 (arrêt(s) : Voot, Woluwe Shopping)
Accès pour personne à mobilité réduite
Table de pique-nique

Formant un promontoire sableux dominant le confluent du Struykbeek et de la Woluwe, le site de l’actuel parc Malou fut occupé 2.000 ans avant JC par des populations néolithiques. Des traces de cette occupation ont été retrouvées derrière le moulin de Lindekemale.

Celui-ci apparaît pour la première fois dans un document écrit en 1129. A l’époque, les seigneurs de Woluwe ont leur résidence à l’emplacement du Slot. Une ferme existe à proximité (l'Hof ten Groenenberg, disparu vers 1840); de même qu’une chapelle.

Au 13è siècle, l’abbaye de Park, située à Heverlee, devient propriétaire, pour plusieurs siècles, de nombreux biens ayant appartenu aux seigneurs de Woluwe. C’est le cas du moulin et probablement d’une partie du parc Malou.

Quatre siècles plus tard, il est fait mention d’un domaine rural appartenant à Albert Preudhomme et constitué d’une petite maison de plaisance, Het Speelgoet, d’un grand parc aux allées rectilignes et de plusieurs étangs. Il s’agit des abords de l’actuel Château Malou. Endetté, l’homme vend son domaine au Mont-de-Piété qui le revend ensuite aux Jésuites. Ils en feront, pendant plus d’un siècle, un lieu de résidence campagnard pour les membres de leur congrégation.

A la dissolution de la Compagnie de Jésus en 1773, les propriétés foncières de l’ordre sont vendues. Le Speelgoet est ainsi acquis par un riche négociant en laines originaire du Limbourg, Lambert de Lamberts, qui démolira la demeure existante située au bord de l’étang pour construire, plus haut dans la propriété, le château que l’on connaît aujourd’hui.

Celui-ci, comme le parc qui lui sert d’écrin, sera progressivement embelli dans la première moitié du 19e siècle par les nouveaux propriétaires : Pierre Van Gobbelschroy, qui fut avant la révolution belge ministre de l’Intérieur de Guillaume Ier des Pays-Bas et sa compagne, la danseuse étoile Marie Lesueur. Les étangs du vallon du Struykbeek sont ainsi asséchés, l’étang principal agrandi et le parc redessiné tout en courbe selon la mode des jardins à l’anglaise.

En 1850, l’ancien ministre, ruiné par de mauvais placements, se suicide. Le notaire Van Keerbergen achète le château et son parc en 1851 pour les revendre deux ans plus tard à celui qui leur donnera son nom : le directeur de la Société Générale puis Premier ministre, Jules Malou. La propriété restera dans les mains de ses héritiers jusqu’en 1950, date à laquelle ils la cèderont à la Commune de Woluwe-Saint-Lambert.

En 1970, d’importants travaux de rénovation sont confiés à l’architecte Tilmant pour aménager dans le château, une salle des mariages et une galerie de prêt d’oeuvres d’art. Les anciennes écuries seront également rénovées en 1978. Le massif boisé du parc est classé comme site depuis 1993.

En voie de rénovation, le château est aujourd’hui utilisé pour des manifestations culturelles, des colloques, des réceptions et des séminaires.

 

Monuments

Le château Malou
Construit en 1776 dans la propriété du négociant Lambert de Lamberts, le château Malou illustre l’architecture typique des maisons de campagne de l’aristocratie du 18e siècle. Les façades, de style néoclassique, déclinent sur deux niveaux une succession de 7 travées à volets que surmontent un fronton triangulaire et une toiture en ardoise.

Une fontaine récente en béton agrémente la cour d’honneur en pavé. Le bâtiment appartient à la Commune de Woluwe qui y a programmé d’importants travaux de rénovation pour préserver le bâtiment et mieux y accueillir les manifestations culturelles, réceptions, séminaires et colloques qui s’y déroulent.

Le moulin du Lindekemale
Cité pour la première fois en 1129 au moment où il est partiellement cédé par le chevalier Etienne de Wezembeek à l’abbaye de Park, le moulin du Lindekemale est certainement l’un des plus anciens moulins à eau de la région bruxelloise. Il servait à fabriquer de la farine, mais fut aussi utilisé comme moulin à papier.

Au début du 20è siècle, une fabrique de tabac à priser, puis de chicorée s’y était installée, tandis que le corps de logis était transformé en laiterie destinée à désaltérer les promeneurs de plus en plus nombreux le long de la Woluwe. Propriété communale depuis 1955, le moulin a été reconverti en restaurant une dizaine d’années plus tard.
Initialement, le bâtiment en grès calcaire ne comportait qu’un étage couvert d’un toit de chaume. Le second étage en brique est plus récent. La transformation du moulin en café-laiterie s’accompagna d’ajouts architecturaux comme les pignons à redents de style néo-renaissance flamande, les volets… D’importants travaux de restauration du bâtiment ont été effectués en 1997. La roue à aube fut quant à elle remise en état en 1994. Le moulin et les terrains environnants sont classés depuis 1989.

Sculpture

Lion rugissant (1957) – Raymond de Meester de Betzenbroeck (1904-1995)
Cette sculpture majestueuse en pierre reconstituée, peinte en blanc, sur socle de pierres de sable est une commande faite au sculpteur animalier belge Raymond de Meester de Betzenbroeck pour l’Expo 58. Elle fut ensuite ramenée à l’entrée du parc Malou pour y être visible depuis le boulevard de la Woluwe.

 

Au fil des années, le marais reconstitué est devenu une zone refuge de tout premier plan pour la faune locale. Les arbres et buissons du parc attirent de leurs côtés, une grande variété d’oiseaux.

Signalons aussi la présence d’un insecte plutôt rare à Bruxelles : le caloptéryx éclatant, reconnaissable à son abdomen bleu ou bleu/vert métallique (du moins pour les mâles, le corps des femelles étant d’un vert/brun plus terne). Vivant aux abords des plans d’eau bien oxygénés, il témoigne, par sa présence, de la bonne qualité des eaux.

Les beaux et vieux arbres font aussi toute la richesse du parc Malou : bouleaux verruqueux et pubescents, érables sycomores, châtaigniers, chênes pédonculés, hêtres pourpres… Certains, comme un très beau peuplier du Canada sont repris dans l’inventaire des arbres remarquables de la Région bruxelloise.

Au sud du parc, la zone boisée en amont de l’étang est surtout constituée de saules blancs. Quant aux berges de la Woluwe, elles sont tapissées d’une abondante végétation aquatique et plantées ici et là, de peupliers, de saules et d’aulnes noirs. La pêche est autorisée dans l’étang du parc Malou. Des brèmes, des carpes, des perches, des gardons et des tanches y sont régulièrement déversées.

 

Faune
mésange à longue queue
verdier d'europe
tarin des aulnes
grimpereau des jardins
pigeon ramier
corneille noire
choucas des tours
cygne tuberculé
pic épeiche
sérotine
rougegorge familier
faucon pèlerin
épervier d'europe
pinson des arbres
pinson du nord
foulque macroule
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
martin-pêcheur
paon du jour
agrion élégant
goéland argenté
ouette d'egypte, oie d'egypte
mouette rieuse
libellule déprimée
bergeronnette des ruisseaux
orthétrum réticulé
grand porte-queue
tircis
canard colvert
mésange charbonnière
grand cormoran, grand cormoran atlantique
pouillot véloce
pouillot fitis
anax empereur
pie bavarde
pic vert
piéride du chou
piéride du navet
piéride de la rave
pipistrelle de nathusius
pipistrelle, pipistrelle commune
azuré commun
accenteur mouchet
perruche à collier
amaryllis
agrion au corps de feu
bouvreuil pivoine
râle d'eau
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
sittelle torchepot
tourterelle turque
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
grive litorne
vulcain
héron cendré
bernache du canada
crapaud commun
buse variable
caloptéryx éclatant
Flore
anémone des bois
armoise commune
aubépine à un style
aulne glutineux
reine-des-prés
cardamine des prés
cerisier à grappes
cerisier tardif
charme commun
circée de paris
sorbier des oiseleurs
érable plane
érable sycomore
frêne commun
gouet tacheté
houx
iris jaune
lamier blanc
lierre terrestre
lycope
menthe aquatique
myosotis des marais
noisetier commun
pâquerette
podagraire
primevère élevée
renoncule âcre
ail des ours
saule blanc
sceau de salomon commun
tilleul à peties feuilles
alliaire
véronique des ruisseaux