Uccle
natura 2000
promenade verte
Potager

A Uccle, non loin de la gare de Calevoet, la réserve naturelle du Kinsendael et ses extensions à l’est, le Kriekenput et la propriété Herdies, forment sur près de 10 hectares, un espace semi-naturel d’une remarquable diversité.

Heures d’ouverture

Espace ouvert accessible en journée.

Les surveillants forestiers du département Forêt de Bruxelles Environnement circulent dans la réserve.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous:

en cas d’urgence, au service forestier : 0497/599 362;

Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

Equipements

Pontons d’observation en bois, panneaux d’information à l’entrée du site, plaine de jeux, poubelles aux entrées.

Entrées

Cinq entrées donnent accès à la réserve naturelle du Kinsendael à Uccle : deux rue du Roseau et trois rue Engeland.

Les entrées au Kriekenput, chemin du Puits et rue Engeland, ont été aménagées dans le cadre de la Promenade Verte.

La propriété Herdies n’est pas accessible au public.

 

Transports en commun
BUS : 37 (arrêt(s) : Gazelle) - 211 (arrêt(s) : Engeland) - 60 (arrêt(s) : Engeland, Groelstveld) - 43 (arrêt(s) : Engeland, Gazelle)
TRAM : 51 (arrêt(s) : Engeland)
Potager

Les premières mentions écrites de l’occupation du site remontent au Moyen-Âge. Au 14e siècle, en effet, le fief de Groelst est morcelé et l’une des parcelles devient le Kinsendael. Il relève alors de la cour féodale d’Afflighem.

Le domaine – « het Hof te Glatbeke » – (terres, ferme, dépendances) se transmet alors de génération en génération d’abord au sein de la famille Van der Straeten, puis Waslanski.

En 1828, il est vendu à Alphonse Marbais du Gratry, un conseiller à la Cour des Comptes, qui y fait d’importants travaux. La maison de campagne des derniers propriétaires (le baron Van der Linden d’Hoogvorst) devient un château néoclassique avec écurie, remise, maison de jardinier, étang, jardin potager, serres, jardin d’agrément et arbres.

Entre 1855 et 1883, les terrains boisés situés sur la rive droite du Groelsbeek et qui faisaient eux aussi partie de l’ancien domaine de Groelst sont progressivement acquis et annexés au Kinsendael. Ils constituent l’actuel Kriekenput.

Ce nom, littéralement « trou des cerises » ou « puits des cerises », viendrait de l’existence de cerisiers plantés le long de l’actuelle rue Engeland ; mais la présence d’un puits n’a jamais pu être démontrée ; à moins que ce soit le relief très encaissé de l’endroit qui ait suggéré cette appellation.

Charles Woeste, leader du parti Catholique et ministre d’Etat, devient propriétaire du Kinsendael en 1890. La famille revend le château et son splendide parc romantique en 1924. Deux propriétaires s’y succèdent encore avant que le site ne soit progressivement abandonné.

En 1960, la Compagnie Immobilière de Belgique achète les 7,4 hectares du Kinsendael en vue de le lotir une fois le site drainé et les sources mises à l’égout.

Le vieux château, endommagé par un incendie au cours de la seconde guerre mondiale, est démoli, tandis que la partie ouest du jardin est nivelée, entraînant le comblement de l’étang. En prévision de l’arrivée de ces nouveaux habitants, la rue Engeland est également élargie.

Mais une autre menace s’annonce : le percement du ring sud de Bruxelles. Pour protéger le quartier, la commune d’Uccle propose en 1974 d’inscrire le Kinsendael en zone d’espace vert, ce qui se concrétisera cinq ans plus tard. La Compagnie immobilière devra être indemnisée…

En attendant, sans entretien, le parc est progressivement recolonisé par des espèces naturelles et retourne à l’état sauvage.

Il est racheté par la Région bruxelloise le 4 mars 1988. Souhaitant protéger sa valeur écologique, elle lui octroie l’année suivante le statut de réserve naturelle domaniale.

En raison de sa forêt marécageuse et de ses nombreux arbres creux, la réserve naturelle du Kinsendael-Kriekenput a été désignée en 1996 comme zone de protection spéciale Natura 2000 en application de la directive européenne « Habitat » 92/43/UE.
 
En effet, ce site ouvert et arboré constitue avec treize autres stations du sud de Bruxelles, une aire de nourrissage pour onze espèces de chauves-souris. Attirées par les nombreux insectes qui peuplent le site, elles trouvent également dans les arbres creux ou couverts de lierre un habitat approprié. Ce statut impose à Bruxelles Environnement une gestion du site qui tienne compte de ces habitats spécifiques.
 
De nombreuses sources et suintements alimentent le réseau hydrographique du Kinsendael-Kriekenput en eau de qualité. Ce qui favorise le maintien dans l’étang et le Geleytsbeek des épinoches, curieux petits poissons au dos bardé de trois épines, mais aussi, parmi les batraciens, du triton alpestre et ponctué, de la grenouille rousse et du crapaud commun.
 
Le canard colvert et la poule d’eau profitent également de ce milieu humide de qualité pour nicher dans la réserve. Mais d’autres visiteurs de marque sont régulièrement observés : le martin pêcheur, la bergeronnette des ruisseaux et la rousserolle verderolle.
 
L’avifaune du Kinsendael-Kriekenput est en réalité particulièrement riche. Outre les oiseaux aimant l’eau et ceux que l’on rencontre un peu partout à Bruxelles (pigeon ramier, pie bavarde, fauvette…), on y trouve de nombreuses espèces cavernicoles comme le pic vert, le pic épeiche, le pic épeichette (à peine plus gros qu’un moineau), la mésange nonnette, la sittelle torchepot…et des espèces forestières comme le pouillotfitis, la grive musicienne, le geai des chênes…
 
Les arbres qui ont été plantés dans le domaine au milieu du 19e siècle, au moment de sa transformation en parc romantique à l’anglaise, sont aujourd’hui l’une des richesses de la réserve naturelle ; pour certains par leur taille – c’est le cas d’un platane d’Orient et d’un peuplier du Canada, pour d’autres en raison du type d’essence (par exemple le tulipier de Virginie) ou de leur rareté comme le marronnier à petites fleurs, un buisson ne dépassant pas 3 m de haut et produisant de minuscules marrons.
Faune
mésange à longue queue
verdier d'europe
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
grimpereau des jardins
pigeon ramier
corneille noire
corbeau freux
choucas des tours
hirondelle de fenêtre
pic épeiche
sérotine
rougegorge familier
épervier d'europe
pinson des arbres
pinson du nord
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
martin-pêcheur
citron
hirondelle rustique, hirondelle de cheminée
agrion élégant
libellule déprimée
myrtil
bergeronnette des ruisseaux
tircis
canard colvert
mésange bleue
mésange charbonnière
moineau domestique
pouillot véloce
pouillot fitis
anax empereur
pie bavarde
pic vert
piéride du navet
piéride de la rave
pipistrelle de nathusius
pipistrelle, pipistrelle commune
accenteur mouchet
perruche à collier
agrion au corps de feu
bouvreuil pivoine
grenouille rousse
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
thécla de l'orme
sittelle torchepot
tourterelle turque
chouette hulotte
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
sympétrum strié
grande sauterelle verte
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
rousserolle verderolle
carte géographique
héron cendré
bernache du canada
crapaud commun
buse variable
caloptéryx éclatant
Flore
cerfeuil sauvage
anémone des bois
aubépine à un style
aulne glutineux
bourdaine
reine-des-prés
cardamine amère
cardamine des prés
cerisier à grappes
cerisier des oiseaux
cerisier tardif
charme commun
circée de paris
sorbier des oiseleurs
érable champêtre
érable plane
érable sycomore
framboisier
frêne commun
fusain d'europe
gouet tacheté
hêtre
berce commune - patte d'ours
houx
if
menthe aquatique
noisetier commun
podagraire
primevère élevée
renoncule rampante
ail des ours
renouée du japon
salicaire commune
sceau de salomon commun
alliaire
véronique des ruisseaux