Laeken (Bruxelles)
Accessible en permanence
promenade verte
Plaine de jeux

En bordure du Domaine royal de Laeken, en face de la Tour Japonaise, se cache dans un écrin de verdure une autre des curiosités architecturales de Bruxelles : le Pavillon chinois.

Il fut inauguré en 1910, six mois après la mort de Léopold II qui avait voulu en faire un restaurant de luxe. Il est devenu l’un des centres d’exposition des Musées royaux d’Art et d’Histoire.

Le pavillon orientalisant et pittoresque jouxte des massifs  floraux et boisés composés, entre autre, de nombreuses essences en provenance de Chine, du Japon et d’autres régions d’Asie et du Moyen Orient.

Le jardin héberge également quelques beaux exemples d’art topiaire qui consiste à tailler architecturalement, selon des techniques spécifiques, des buissons, des arbustes ou des arbres. Une petite plaine de jeux avec un bac à sable se cache dans les buissons fleuris.

Heures d’ouverture

Le parc est accessible au public tous les jours, selon l’horaire suivant:

  • du 01 octobre au 31 mars, de 08h15 à 17h45;
  • du 01 au 30 avril, de 08h15 à 18h45;
  • du 01 mai au 31 août, de 08h15 à 20h45;
  • du 01 au 30 septembre, de 08h15 à 19h45;

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement sont présents régulièrement au cours de la journée.
Pendant les heures d’ouverture, les gardiens de la section de Laeken effectuent des passages réguliers.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.
Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

Entrées

On parvient au jardin du Pavillon chinois, situé à Laeken en bordure du Domaine royal, par les avenues Van Praet et Croix de feu. Ce jardin permet aussi d’accéder à la Tour japonaise.

Transports en commun
BUS : 53 (arrêt(s) : De Wand, Pagodes)
TRAM : 3, 7 (arrêt(s) : Araucaria, De Wand)

Espace de jeux (3-7 ans) avec bac à sable, bancs, poubelles.

Plaine de jeux

En 1900, Léopold II est à Paris pour visiter l’Exposition universelle. Emerveillé par le « Panorama du Tour du Monde » qui présente un ensemble de constructions des quatre coins du monde, il ambitionne d’ériger à Laeken un musée en plein air articulé autour de plusieurs pavillons « exotiques » qui mettraient en évidence la science et l’art de ces pays lointains.

Son attrait pour l’Extrême-Orient détermine les deux premiers (et finalement seuls) projets de la future promenade : un pavillon chinois et une tour japonaise. Il engage donc l’architecte français, Alexandre Marcel, qui avait édifié pour l’Exposition de Paris les deux modèles qu’il avait tant admiré.

La construction, à Laeken, des deux édifices d’inspiration asiatique n’est pas si incongrue que cela. En effet, dans le parc voisin du château primitif de Laeken, l’architecte Montoyer avait édifié pour les archiducs d’Autriche une pagode ou tour chinoise d’une dizaine de mètres de hauteur. Elle sera détruite en 1803 au moment de l’occupation française.

Le roi envisage de faire du Pavillon chinois un restaurant de luxe qui attirerait dans le quartier, la bourgeoisie bruxelloise. Il prévoit aussi tout autour la création d’un jardin à l’image du bâtiment : exotique. Le roi ne verra pas le Pavillon terminé. Il meurt six mois avant la fin des travaux. Le projet de restaurant ne verra pas non plus le jour, faute d’acquéreur.

Devenu propriété de l’Etat, le bâtiment, sans aucune affectation, se laissera simplement visiter, comme le jardin, avant de devenir l’un des centres d’exposition des Musées royaux d’Art et d’Histoire.

Monuments

Le Pavillon chinois
Edifié entre 1903 et 1910 selon les plans de l’architecte Alexandre Marcel, le Pavillon chinois allie un style chinois authentique (les boiseries polychromes de la façade, certains éléments de décoration intérieure et le petit kiosque du jardin ont été réalisés à Shanghai) et une appropriation occidentale de ce type d’architecture par les décorateurs français qui ont travaillé sur le chantier.

Les salles du Pavillon sont décorées avec lustre, particulièrement les murs, ornés de motifs chinois et d’animaux fabuleux.

Avec l’aide de l’Institut royal du Patrimoine artistique, la Régie des Bâtiments à procédé à la rénovation complète de l’édifice à la fin du siècle dernier.

La Koesthuis
Elle devait initialement servir d’écurie et de garage à calèches pour la clientèle du restaurant du Pavillon chinois. Mais le projet étant tombé à l’eau, cette dépendance construite en 1907 à l’arrière du Pavillon, ne fut jamais ouverte au public. En 1990, la Régie des Bâtiments, en accord avec les Musées royaux d’Art et d’Histoire, entreprit sa rénovation pour en faire un nouveau musée.
 

Musées

Le Pavillon chinois est géré depuis 1921 par les Musées royaux d’Art et d’Histoire (MRAH) qui y exposent leur impressionnante collection de porcelaines chinoises des 17e et 18e siècles. Il s’agit d’une porcelaine d’exportation, celle qui était destinée à l’Europe et que transportait la Compagnie des Indes.

Depuis mars 2006, les Musées royaux d’Art et d’Histoire ont ouvert le Musée d’Art japonais dans la « Koesthuis », la dépendance du Pavillon chinois. Témoins de l’art japonais du métal, du textile, de la céramique, de la sculpture, de la xylographie, de la peinture et de la laque, les pièces exposées des collections des MRAH appartiennent essentiellement à l’époque Edo (1600 – 1868).

Le jardin possède de magnifiques massifs de rhododendrons, parfois très anciens (certains ont plus de 100 ans) et un chèvrefeuille chinois caractérisé par des feuilles coriaces et très épineuses. Le jardin du Pavillon chinois est très arboré. Beaucoup de spécimens figurent sur la liste des arbres remarquables de la Région bruxelloise. Aux essences indigènes comme l’if d’Europe (Taxus baccata), le cornouiller mâle (Cornus mas.f.argenteovariegata), le charme commun (Carpinus betulus)…, ont été associés de nombreux arbres d’origine asiatique :

- Un lilas velouté originaire de Chine et de Corée (Syringa patula) ;
- Un mélèze du Japon (Larix kaempferi) ;
- Une viorne de David (Viburnum davidii) : arbuste chinois ;
- Un hamamelis de Chine (Hamamelis mollis) ;
- Un mahonie de Chine (Mahonia bealei) ;
- Un faux-cyprès hinoki (Chamaecyparis obtusta) ;
- Un charme du Japon (Carpinus japonica) ;
- Et plusieurs spécimens de tupélos (nyssa sylvatica)…

Une collection de chênes a été récemment plantée et une « vallée des érables » a été créée à l’initiative des paysagistes de Bruxelles Environnement. A terme, elle constituera une très belle collection de petits érables japonais rares par leur essence et leur variété qui s’enrichit chaque année. Une petite collection d’hamamélis a aussi trouvé sa place dans le jardin.

Faune
mésange à longue queue
grimpereau des jardins
pigeon ramier
pic épeiche
rougegorge familier
pinson des arbres
mésange charbonnière
pouillot véloce
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
sittelle torchepot
fauvette à tête noire
troglodyte mignon
merle noir
grive musicienne
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