Ixelles
Accessible en permanence
Accès pour personne à mobilité réduite

La vocation première du square du jardin du Roi est d’ouvrir la perspective vers les étangs d’Ixelles depuis l’avenue Louise. La géométrie classique du jardin, l’alignement des allées, l’enfilade des statues répondent à cet objectif. Le premier aménagement du site fût achevé en 1876, sous la houlette de Léopold II.

De facture classique, le jardin a la forme d’une patte d’oie. Sa principale perspective est appuyée par une étroite pelouse centrale rectangulaire, dont les allées latérales sont rythmées par une alternance d’érables et de bancs. Les deux grandes pelouses latérales sont traitées à l’identique : au centre, un espace de forme sphérique, délimité par des haies de hêtre, renferme ici un bac à sable et là, une aire de repos.

Heures d’ouverture

Accessible en permanence

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement y font des passages réguliers au cours de la journée.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.

En cas d’urgence : Police au 02/279 79 79.

Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

Entrées 

Le jardin du Roi se trouve à la fois sur le territoire de la Ville de Bruxelles et sur la commune d’Ixelles. L’accès peut se faire par les 5 rues qui le ceinturent : l’avenue Louise, la rue de la Vallée, la rue du Buisson, la rue de Belle-Vue et la rue du Monastère.

Transports en commun
TRAM : 8, 93 (arrêt(s) : Abbaye)

Bac à sable avec quelques modules de jeux pour les petits, bancs, poubelles.

Accès pour personne à mobilité réduite

La dénomination du jardin rappelle ses origines royales. En effet, dans la seconde moitié du 19e siècle, Bruxelles connaît un développement urbanistique sans précédent. Comme dans de nombreuses villes européennes au bord de l’asphyxie démographique, les faubourgs sont aménagés pour permettre à la bourgeoisie de s’installer dans un environnement plus aéré, plus vert. Grande artère arborée reliant le centre historique au Bois de la Cambre, l’avenue Louise est inaugurée en 1866. De part et d’autres, de nouveaux quartiers vont être progressivement construits.

Inspecteur Voyer (chargé de voies publiques) des faubourgs de Bruxelles, Victor Besme imagine en 1871 l’édification d’un Palais des Beaux-Arts et la création d’un jardin public reliant le rond-point de la nouvelle avenue aux futur quartier des étangs d’Ixelles. Le projet ne verra pas le jour, mais l’idée du jardin a intéressé le roi Léopold II.

 Le 16 septembre 1873, il achète lui-même le terrain destiné au jardin et le fait aménager selon les plans initiaux de Victor Besme. Les travaux sont achevés en 1876. Les coûts de l’aménagement et de l’entretien seront personnellement pris en charge par le roi.

En 1901, Léopold II l’inclut dans la donation qu’il fait à l’état belge de ses biens à vocation publique.

Un siècle après sa création, le jardin sera rénové. Une rénovation nécessaire vu l’âge des plantation et l’évolution du contexte urbanistique. Les premiers immeubles construits autour du jardin étaient, en effet, des maisons bourgeoises et des hôtels de maître.

Mais dès les années ’30, des immeubles à étages apparaissent en bordure des étangs d’Ixelles. Cette tendance va s’imposer progressivement à tout le quartier et deviendra la norme. La hauteur des immeubles est devenue écrasante pour un jardin d’agrément qui, se composant de parterres, de haies et de pelouses, n’offre que très peu de volume. D’où l’idée de lui redonner de l’envergure.

Un alignement d’érables est planté le long de l’allée centrale pour encadrer la perspective vers les étangs. Dans le même alignement, on installe la statue du Roi qu’on isole de la statue de Charles Vander Stappen, par un rideau de peupliers. Le parterre central est supprimé et les parterres latéraux décoratifs remplacés par des pelouses en boulingrin (ponctuées de plantations aux angles). Des aires récréatives sont aménagées au centre des grandes pelouses.

En conséquence, l’arrêté royal qui, en 1976, classe le jardin du Roi comme site, entérine une situation qui n’est pas le projet d’origine mais le jardin remanié qui a retrouvé toute sa valeur.

Sculptures

Quatre sculptures installées dans le même axe, ponctuent la perspective de l’avenue Louise vers les étangs d’Ixelles. Deux d’entre elles sont situées dans le parc, les deux autres sur les ronds-points qui y donnent accès.

Le Phénix 44 (1994)

Sculpture d’Olivier Strebelle (1927- ) posée sur le rond-point de l’avenue Louise, face au jardin. Cet oiseau stylisé dont les ailes forment le « V » de la victoire, célèbre le cinquantième anniversaire de la libération de Bruxelles et de la fin de la seconde guerre mondiale.

Mort d’Ompdrailles (1892)

En bordure du square, le long de l’avenue Louise, ce bronze de Charles Vander Stappen (1843-1910) rend hommage au romancier français Léon Cladel (1835-1892) et à l’un de ses roman : « Ompdrailles, le tombeau des lutteurs ».

Le Roi Léopold II (1969)

Sur le socle de cette statue due à  René Cliquet (1899-1977), on peut lire l’inscription suivante : « Il créa ce jardin et en fit donation pour notre repos et notre joie ». Le roi a le regard tourné vers les étangs d’Ixelles, soulignant ainsi du regard la principale perspective du jardin. La statue a été installée en 1969, au moment où le jardin a reçu officiellement l’appellation de « Jardin du Roi ».

Alphonse Renard (1903)

Au carrefour des rues du Buisson et de Belle-Vue avec l’avenue du Général De Gaulle, se trouve la statue du géologue et naturaliste Alphonse Renard (1842–1903) par Alphonse de Tombay (1843-1918). Le socle porte l’inscription : « Veritas liberavit eum » (la liberté l’a libéré).

Des arbres exotiques ont été plantés dans le square du jardin du Roi. Leur rareté en font des plantations remarquables. Citons :

  • de part et d’autre du « tombeau des lutteurs », des mérisiers ou cerisiers sauvages ;
  • des hickorys (Carya glabra, Carya ovata - USA) ;
  • un marronnier jaune (USA) ;
  • un plaqueminier des régions tropicales (Diospyros lotus) ;
  • des bouleaux (Betula nigra, ermanii - Japon) ;
  • des viornes (Viburnum botnantense);
  • un orme de Samarie (Ptelea trifoliata) ;
  • un zelkova de Chine (Zelvoka sinica) ;
  • un paulownia ( Paulownia fargesii - Asie orientale) ;
  • un grand frêne (Fraxinus excelsior « all gold ») ;
  • des chênes (Quercus trojana, dentata Carl Ferris Miller, libani, imbricaria) ;
  • des Tupelos (Nyssa chinensis, sylvastica) ;
Faune
pigeon ramier
corneille noire
épervier d'europe
sauterelle des chênes
hanneton commun
mésange charbonnière
pouillot véloce
pie bavarde
accenteur mouchet
perruche à collier
étourneau sansonnet
chevalier culblanc
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
belle dame
crapaud commun