Uccle
natura 2000
Potager

Plateau ucclois surplombant la ville, le Kauwberg est un site sensible réputé pour sa biodiversité, son intérêt paysager et ses qualités esthétiques. Cette richesse écologique justifie aujourd’hui sa protection par son classement comme site et par son intégration au réseau écologique européen Natura 2000.
L’histoire complexe du site ces dernières décennies font que le parc a souffert d’un manque de gestion et présente actuellement de nombreux risques pour les usagers. 
Ce retard de gestion passée sera progressivement résorbé au cours des prochaines années, par Bruxelles Environnement, mais d’ici là, rester sur les chemins et ne pas pénétrer dans les massifs est essentiel pour la préservation de la nature et pour la sécurité des promeneurs.

Heures d’ouverture

Le service de gardiennage qui se répartit la surveillance de l’ensemble des parcs régionaux, assure des passages fréquents dans ce parc, 7 jours sur 7.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous pendant les heures de surveillance aux gardiens du parc.
Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels.

Entrées

Le Kauwberg est accessible par l’avenue de la Chênaie, la chaussée de Saint-Job, et l’avenue Dolez.

Accessibilité PMR

Le Kauwberg n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Transports en commun
BUS : 60 (arrêt(s) : Drossart) - 37 (arrêt(s) : Directoire, Gui) - 43 (arrêt(s) : Gui)

Ce site semi-naturel, propice à la promenade et à la rencontre de la nature, ne dispose pas d’équipements particuliers.

Le site étant devenu propriété régionale depuis 2019, des aménagements pourront être réalisés à l’avenir, mais ceux-ci resteront très légers afin de préserver avant tout la fonction écologique du lieu.

Potager

La découverte d’outils en silex taillé tend à prouver que le Kauwberg est occupé depuis la préhistoire (mésolithique et néolithique).
Autrefois, c’était une zone entièrement boisée qui relevait pour partie de la forêt domaniale de Soignes et appartenait de l’autre à des propriétaires privés comme l’hospice Terarken, la seigneurie de Carloo, l’abbaye de Forest… Il s’agissait d’un taillis de chênes et de bouleaux entrecoupé de clairières et de landes où la population locale prélevait le bois de feu, faisait pâturer son bétail et pratiquait l’essartage (culture temporaire après défrichement par le feu). Trois chemins le traversaient.

Au 19e siècle, la physionomie des lieux changea radicalement. La Société générale qui avait reçu la forêt de Soignes en guise de capital du roi Guillaume 1er des Pays-Bas, entreprit d’en lotir et d’en vendre une partie lorsque la Belgique devint indépendante. S’en suivit un déboisement généralisé du Kauwberg au profit des cultures (qui perdurèrent jusque dans les années 50) et du pâturage comme en attestent différentes cartes de la seconde moitié du 19e siècle.

La nature du sol du Kauwberg (du sable sous une couche de limon argileux) fut à l’origine d’autres activités. En effet, dans la première moitié du 20e siècle, à l’est de l’avenue Dolez et non loin du chemin de fer, on préleva le sable dans deux carrières (les sablonnières Chevalier et de Saint-Job) qui ont considérablement modelé le relief de cet endroit - au grand bonheur des enfants des générations suivantes qui en ont fait leur terrain de jeu privilégié. Quant au limon, il fut utilisé entre 1930 et 1950 pour la fabrication de briques que réclamait l’urbanisation de la vallée voisine de Saint-Job. Elles étaient cuites sur place dans d’immenses fours de  briques. 

Le Kauwberg eut aussi une vocation militaire. Entre octobre 1944 et février 1945, le site, et plus particulièrement le haut de la colline à hauteur de l’avenue de la Chênaie, servit de base à une brigade antiaérienne de l’armée britannique chargée de la défense de Bruxelles. Pour protéger hommes et canons, une douzaine d’excavations précédées de petites buttes ont été creusées. Elles sont encore légèrement visibles aujourd’hui. Plus tard, l’armée belge y fit un terrain d’exercices avant de le céder dans les années 80, à la gendarmerie et à la police uccloises.

Tout comme le Keyenbempt, la plaine du Bourdon, le Kinsendael-Kriekenput ou le parc Fond’Roy voisins, le Kauwberg doit sa préservation au projet avorté de construction du ring sud de Bruxelles. Une large bande de terrains avait, en effet, été soustraite à l’urbanisation dans cette optique. L’abandon du projet suite à la levée de bouclier de la population lui conserva son caractère vert (prairies et potagers). Mais un autre péril le menaça à la fin des années 80 : un projet de golf international avec construction de 200 logements sur son pourtour. La pugnacité de quelques riverains et associations réunis au sein de l’asbl SOS Kauwberg ou de la Ligue des Amis du Kauwberg et ralliant à leur cause bon nombre d’Ucclois, mit un terme au projet après plusieurs années de luttes.
Aujourd’hui le site est classé et reconnu comme zone de protection Natura 2000.

Monuments

La borne du Kauwberg
En 1520, à l’époque de Charles Quint, les limites de la forêt domaniale de Soignes furent abornées pour éviter les empiètements des propriétaires voisins. Une levée de terre dominant un fossé matérialisait la limite de la forêt. De l’autre côté du fossé se succédaient de grosses bornes de pierre de forme carrée. Celle qui subsiste près de l’avenue de la Chênaie au Kauwberg constitue l’un des derniers vestiges bruxellois de cette délimitation. Une croix de Saint André en relief marque sa face avant et arrière.

 

Le Kauwberg fait partie des zones ouvertes et boisées du sud de Bruxelles reconnues par la Commission européenne comme zone d’habitat à protéger dans le cadre du réseau Natura 2000. Les différentes activités sur le site, et en particulier les activités récréatives, doivent donc se faire dans le respect de la faune et la flore, en restant sur les sentiers.

Parce qu’elles sont récentes, non gênées et le produit d’une recolonisation spontanée, les zones boisées surtout localisées dans au centre du site, sont en pleine évolution. On trouve sur les sols sableux, le bouleau verruqueux (Betula pendula), le sorbier des oiseleurs (Sorbus acuparia), le chêne pédonculé (Quercus robur) et plusieurs espèces exotiques comme l’envahissant cerisier tardif (Prunus serotina). Ailleurs où le terrain est plus argileux, poussent notamment le saule marsault (Salix caprea), l’aubépine à un style (Crataegus monogyna), le peuplier tremble (Populus tremula), le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea…).

L’avifaune du Kauwberg doit sa richesse à la présence de nombreux arbustes épineux ou à fruits, mais aussi à la diversité des milieux (taillis, fourrés, bosquets, prairies…). L’un des attraits ornithologiques du site est sans conteste la fauvette babillarde, espèce peu commune à Bruxelles comme d’ailleurs la linotte mélodieuse. Toutes deux nichent au Kauwberg. C’est le cas aussi des pouillots fitis et véloces, de la rousserolle verderolle ou du bouvreuil pivoine. Les pics verts, épeiches et épeichettes se rencontrent tout au long de l’année, tout comme les perruches à collier, les merles, les mésanges (bleues et charbonnières) ou de petits rapaces comme le faucon crécerelle, l’épervier ou la buse.

La période des migrations amène sur le site des traquets, des grives, le pipit des arbres ou le merle à plastron.

Faune
mésange à longue queue
chardonneret élégant
sizerin flammé
tarin des aulnes
azuré des nerpruns
grimpereau des jardins
pigeon ramier
petite tortue
corneille noire
corbeau freux
choucas des tours
hirondelle de fenêtre
pic épeiche
sérotine
rougegorge familier
faucon pèlerin
faucon hobereau
épervier d'europe
pinson des arbres
pinson du nord
gallinule poule-d'eau, poule d'eau
geai des chênes
citron
hirondelle rustique, hirondelle de cheminée
paon du jour
goéland argenté
ouette d'egypte, oie d'egypte
bronzé
myrtil
bergeronnette des ruisseaux
grand porte-queue
tircis
canard colvert
mésange charbonnière
grand cormoran, grand cormoran atlantique
faisan de colchide
rougequeue noir
pouillot véloce
pouillot fitis
pie bavarde
pic vert
piéride du chou
piéride du navet
piéride de la rave
pipistrelle de nathusius
pipistrelle, pipistrelle commune
oreillard roux, oreillard commun, oreillard septentrional
azuré commun
accenteur mouchet
perruche à collier
amaryllis
bouvreuil pivoine
grenouille rousse
roitelet à triple bandeau
roitelet huppé
sittelle torchepot
tourterelle turque
chouette hulotte
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
fauvette grisette
fauvette babillarde
grande sauterelle verte
thécla du bouleau
hespérie du dactyle
triton alpestre
triton ponctué
troglodyte mignon
grive mauvis
merle noir
grive musicienne
grive litorne
vulcain
belle dame
rousserolle verderolle
carte géographique
héron cendré
bernache du canada
buse variable
Flore
aubépine à un style
berce du caucase
callune
centaurée jacée
cerisier tardif
chèvrefeuille des bois
circée de paris
sorbier des oiseleurs
achillée mille-feuilles
érable plane
berce commune - patte d'ours
if
lotier corniculé
millepertuis commun
oseille sauvage
prunellier
renoncule âcre
saule marsault
sceau de salomon commun
véronique à feuilles de serpolet