Berchem-Sainte-Agathe
Accessible en permanence
promenade verte
Potager

Le Zavelenberg illustre une typologie particulière d’espace public : celle des reliques d'espaces ruraux structurés comme par le passé, par des haies, des clôtures et des boqueteaux d’arbres.

En 1991, la Région de Bruxelles-Capitale racheta une partie des 16 hectares, classés en 1989.

Rural et paysager, le site forme un espace remarquable par son homogénéité. Une colline boisée, propriété privée, en est le point central et culminant. Un peuplement de type forestier y couvre les vestiges d’une ancienne carrière. A partir de là, le terrain occupé par des prairies bordées de haies, descend en pente douce vers le nord et vers l'ouest.

Au pied de la colline, coule un ruisseau, encadré de prairies, avec une mare. Ce ruisseau prend sa source dans un bois humide où pousse une riche flore de sous-bois. Dans les prés paissent des bovins.

La gestion de Bruxelles Environnement vise à préserver ce paysage rural authentique ainsi que les caractéristiques biologiques des milieux.

Heures d’ouverture

Accessible en permanence

Des gardiens de parc de Bruxelles Environnement y font des passages réguliers au cours de la journée.

Contacts

Une question, un problème, adressez-vous, quand ils sont là, aux gardiens ou aux équipes chargées de l'entretien.
En cas d’urgence : Police au 02/412 12 12.
Bruxelles Environnement : 02 / 775 75 75, info@environnement.brussels

 

Entrées

Le Zavelenberg se trouve sur territoire de la commune de Berchem-Sainte-Agathe. Les accès se font par la rue de Termonde, l’avenue Charles-Quint, le clos du Zavelenberg et la rue Openveld.

 

Transports en commun
BUS : 87 (arrêt(s) : Basilix, Berchem-Shopping) - 216 (arrêt(s) : Berchem-Shopping) - 84 (arrêt(s) : Basilix)
TRAM : 82 (arrêt(s) : Alcyons, Berchem-Shopping)

Deux aires de jeux dont une pour les enfants de 3 à 7 ans avec un bateau, un pont souple, toboggan et tube. Une autre zone de jeux destinée aux jeunes de 8 à 12 ans avec un filet et un mur d’escalade, un espalier, un plan incliné et un toboggan. Un abri, des potagers, des panneaux d’information, bancs, poubelles, une borne à eau potable, une borne de distribution de pinces à crottes.

Attention, en raison de la présence de bétail et d’espèces sensibles au dérangement, les chiens doivent impérativement être tenus en laisse.

Potager

Le Zavelenberg doit sa topographie accidentée à l’exploitation d’une carrière de pierre de Baleghem qui, dès le Moyen-Âge, a fortement perturbé le site (gisement lui aussi exploité dans les bois voisins du Laerbeek, du Poelbos et de Dieleghem). Ces bancs de grès calcaires se trouvaient dans des sables formés au cours de l’Eocène, ce qui explique le toponyme du site « Zavelenberg » voulant dire « montagne ou colline de sable ».

Le point culminant du Zavelenberg est constitué d’une colline boisée circulaire appelée autrefois « den Romeinen graf ». En effet, beaucoup pensaient qu’il pouvait s’agir-là d’un tumulus romain, d’autant que divers sites d’occupation romaine avaient été découverts dans la région. Aucun vestige n’y a cependant été retrouvé et la nature remaniée du sous-sol laisse plutôt à penser que la colline fut constituée par les sables et les terres excavées de la carrière.

Défriché très tôt, le Zavelenberg a présenté pendant plusieurs siècles un paysage à tendance bocagère parsemé de pâtures, de prairies humides voire de marais, de petites parcelles cultivées, de haies et plus tard, de potagers localement en bordure.

Une ferme-château carrée reliée à la rue de Termonde, apparaît sur la carte de Ferraris en 1770. Attestée déjà en 1660, elle pourrait avoir succédé à l’Hof ter Zijpe, citée dès 1527. Cette ferme, occupée au 20e siècle par un horticulteur, puis par un débit de boisson, n’existe plus aujourd’hui. On raconte que la Société nationale du logement qui avait acheté le Zavelenberg pour y construire 400 logements sociaux, l’aurait fait disparaître en 1955 pour éviter que le site ne soit classé ; une procédure qui aurait mis fin à son projet (qui de toute manière ne vit jamais le jour).

L’urbanisation rapide de Berchem-Sainte-Agathe et de Ganshoren après la construction de l'avenue Charles-Quint, axe majeur vers la Flandre et la mer, plus récemment vers l'autoroute E40, a fortement réduit le périmètre du Zavelenberg qu’elle coupe d’ailleurs définitivement en deux.

Il ne reste donc de l’ancien paysage agricole qu’un lambeau d’environ 16 hectares, classé en 1989 et racheté – pour partie – par la Région bruxelloise à la Société nationale du logement en 1991.

Certes, l'intérêt du Zavelenberg est paysager – une relique campagnarde à deux pas du Pajottenland –, mais il est aussi et surtout écologique.

Les haies vives, les prés  secs et humides, le bois, les bouquets de peupliers sont des biotopes précieux pour la flore et la faune.

Le lièvre, par exemple, est très présent sur le site, mais aussi de nombreux oiseaux et amphibiens.

Sur le talus, poussent des héllébores vertes, une plante très rare à Bruxelles puisqu’il s’agit là de la seule station connue.

Témoin de la présence de calcaire dans le sol à cet endroit, on constate aussi la présence abondante d’ail des ours au printemps.

Sous l’ancienne peupleraie, dans le fossé au pied du talus, ce sont des anémones Sylvie, des jacinthes des bois, des fichaires fausse renoncule, des gouets tachetés et des épipactis à larges feuilles qui occupent le sous-bois.

La liste des arbres remarquables de la Région bruxelloise reprend une quinzaine d’arbres du Zavelenberg : des marronniers communs (Aesculus hippocastanum) – ceux de la drève qui conduisait autrefois au château-ferme, des érables sycomores (Acer pseudoplatanus), des hêtres (Fagus sylvatica), un charme (Carpinus betulus), un érable plane (Acer platanoides)…

Tous ces arbres sont aujourd’hui dans une situation délicate. Le piétinement des bovins qui viennent y chercher ombrage ou abri, fragilise les racines et hypothèque leur survie. Ils feront l'objet de mesures de protection (clôtures des pieds d'arbres).

Faune
mésange à longue queue
grimpereau des jardins
pigeon ramier
corneille noire
corbeau freux
choucas des tours
pic épeiche
canard mandarin, aix mandarin
rougegorge familier
faucon pèlerin
faucon hobereau
épervier d'europe
pinson des arbres
geai des chênes
paon du jour
goéland argenté
ouette d'egypte, oie d'egypte
bergeronnette des ruisseaux
canard colvert
mésange charbonnière
moineau domestique
rougequeue noir
pouillot véloce
pie bavarde
pic vert
piéride de la rave
azuré commun
accenteur mouchet
grenouille rousse
roitelet huppé
tourterelle turque
étourneau sansonnet
fauvette à tête noire
fauvette grisette
thécla du bouleau
troglodyte mignon
merle noir
grive musicienne
vulcain
héron cendré
rousserolle effarvatte
crapaud commun
buse variable
Flore
reine-des-prés
cardamine des prés
oseille sauvage
prêle des marais
primevère élevée
prunellier
valériane officinale
véronique des ruisseaux
vulpin des prés
yèble