Dénivelé positif : 209 m 
GR 126    

Promenade Verte Koekelberg, Molenbeek-Saint-Jean, Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren 

Karreveld, parc Houwaert, Scheutbos, bois du Wilder, Kattebroek,  Zavelenberg, peupleraie Nestor Martin, marais de Ganshoren, parc Élisabeth 
 
Ce premier dimanche de mars, le printemps n’était pas encore au rendez-vous, mais il pointait son  nez,  impatient  de  nous  arracher  à  la  grisaille  déprimante  d’un  long  hiver.  Et  si  on  tentait  l’expérience d’une randonnée urbaine ? Nous avons choisi Bruxelles, au départ de la station de métro  Simonis.  En  général,  la  grande  ville  n’est  pas  vraiment  une  destination  prisée  des randonneurs  plutôt  épris  de  nature,  et  pourtant  nous  ne  fûmes  pas  déçus !  Les  métropoles 
recèlent des richesses insoupçonnées. 

Première  surprise :  Bruxelles  n’est  pas  seulement  une  ville  minérale,  totalement  urbanisée.  Il subsiste  de  nombreux  poumons  verts,  sous  forme  de  parcs  et  de  petits  bois.  Et  nous  avons souvent cheminé sur des sentiers herbus, longeant champs et prairies, enclos entourés de haies, et même sur un très beau sentier en caillebotis. Quelle image surprenante que la basilique de Koekelberg,  ceinturée  de  prairies  à  l’avant-plan…  Ou  encore  le  contraste  entre  un  très beau building à étages en dégradé et une série d’abris de jardinets. 

Autre  surprise,  la  découverte  de  quartiers  « provinciaux ».  De  charmantes  maisonnettes colorées, à la manière des habitations scandinaves, avec des sculptures naïves sous forme de signes du zodiaque ou d’illustrations de fables de La Fontaine. Coup de cœur pour une placette avec un seul arbre au milieu, tutélaire comme une église au centre du village… 

Grande métropole déshumanisée, froide, indifférente ? À notre arrivée, un jeune Maghrébin nous proposa  spontanément  son  aide  pour  repérer  la  rue  que  nous  cherchions. Sympathique,  non, dans  un  quartier  de  Molenbeek-Saint-Jean  si  souvent  décrié ?  Quelques  kilomètres  plus  loin, nous longeons une série de jardinets avec cabanes cultivés par des particuliers. Brin de causette avec un vieux monsieur, un peu mélancolique, qui déménageait ses outils : ces petits lopins de terre allaient disparaître, victimes de la pollution. Et le plus touchant peut-être, cette dame qui nourrissait quotidiennement, à ses frais, quarante chats abandonnés, qu’elle connaissait tous par leurs noms. 
Ainsi, méfions-nous des préjugés : les grandes villes offrent aussi d’autres visages que laideur impersonnelle, pollutions diverses, incivilités et insécurité… mais il faut sortir des sentiers battus. 

Héléna Deltour (Papignies, Hainaut) 

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